Mes petits achats livresques, prise 32

Bonjour les amoureux et amoureuses des livres,

Avec les fêtes qui approchent à grand pas, je me suis pas mal gâtée cette semaine en cadeaux de moi à moi, ces cadeaux étant bien sûr des livres. Il faut dire que j’ai été sage cette année. Trois nouveaux romans sont venus s’ajouter à ma bibliothèque déjà bien remplie.

1- La chimiste de Stephenie Meyer

 

 

 

 

 

 

 

 


Quatrième de couverture : 

Dans l’une des agences les plus secrètes du gouvernement américain, Alex est appelée « La chimiste » pour sa capacité hors normes à savoir faire parler les criminels. Mais détentrice d’informations trop confidentielles, l’agence va vouloir sa mort et vite…
Après quelques mois, son ancien responsable lui offre la chance d’effacer la cible qu’elle a dans son dos. Une dernière mission… une dernière trahison ?

Elle se prépare au combat le plus difficile de sa vie mais un homme que tout devrait éloigner d’elle va bouleverser toutes les logiques, toutes ses certitudes…

Comment alors survivre à une chasse à l’homme quand on n’est plus seule à devoir se protéger?

2- La petite Fadette de George Sand

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Quatrième de couverture :

Dans le pays, on l’appelait la petite Fadette, car elle avait la taille d’un farfadet et les pouvoirs d’une fée. Comme sa grand-mère, elle guérissait les hommes et les animaux. Landry, l’un des jumeaux de la ferme voisine, tombe amoureux d’elle. Mais l’amour d’une sorcière est mal vu dans cette famille, et il rend malade de jalousie Sylvinet, l’autre «besson». Après La Mare au diable et François le Champi, c’est le troisième roman champêtre de George Sand. Elle y exprime tout ce que la vie lui a appris. L’apparence des êtres ne compte pas, il faut percer l’écorce. La richesse des filles ne fait pas leur bonheur et l’amour est difficile à construire. Son désir inassouvi est là, aussi, d’un amour qui durerait toujours. La Petite Fadette illustre le grand dessein de George Sand : enseigner le respect de Dieu, de la nature, de la sagesse, de l’amour.

3- Une semaine 7 lundi de Jessica Brody

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Quatrième de couverture :

« Moi, Ellie Spark, j’ai survécu au pire lundi de tous les temps. Une journée HO-RRI-BLE qui n’a été qu’une succession de catastrophes. Alors, quand j’ai découvert le lendemain que j’avais une chance de tout recommencer, j’ai remercié mon étoile et je me suis mis en tête de reconquérir le garçon de mes rêves. »

Parce que l’on a parfois besoin d’une semaine entière de lundis pour comprendre ce que l’on veut vraiment !

Sauvetage amoureux, cote de popularité à booster, crise familiale de niveau 10 à gérer… Et vous, que feriez-vous si vous vous retrouviez coincé dans une journée qui se répétait à l’infini?

Et voilà pour mes petits achats de cette semaine. Et vous, avez-vous été sage cette année. Allez-vous vous offrir des livres pour Noel?

Ne ramenez jamais une fille du futur chez vous, tome 1 de Nathalie Stagier

Couverture Ne ramenez jamais une fille du futur chez vous, tome 1Auteure : Nathalie Stagier

Éditeur : Éditions Syros

Genre : Littérature jeunesse / Littérature jeunes adultes / Science fiction

Nombre de pages : 426 p.

Quatrième de couverture :

Ne ramenez jamais une fille du futur chez vous…
… parce que pour elle, votre monde ressemble au Moyen Âge.
… parce qu’elle sera envahissante, agaçante, imprévisible.
… mais surtout, parce qu’elle détient un secret terrible. Et c’est à vous qu’elle va le confier.

Mon avis :

Déjà en librairie, le titre de ce roman m’a beaucoup intriguée. Qui est cette fille du futur? À quoi ressemble le futur de ce roman? Quels problèmes cette fille du futur va t’elle causer à la famille qui va l’héberger? Les questions affluaient de toutes parts dans ma tête sans même que j’ai lu une seule ligne du roman ou de la quatrième de couverture. Ni de une, ni de deux, j’ai acheté ce roman. Je présentais que ce serait une lecture originale, différente de ce que je lis habituellement et je ne me suis pas trompée. Nathalie Stagier mêle habilement aventure, suspense, réalisme et humour. J’ai tournée les pages de ce roman sans même m’en rendre compte.

L’intrigue se déroule à notre époque, ou dans un future proche de notre époque, soit en 2019. Andréa, une lycéenne tout ce qu’il y a de plus ordinaire remarque un groupe de filles pas comme les autres qui traînent devant son lycée. Plus tard, elle revoit l’une des filles de ce groupe, seule et qui semble désemparée. Andréa cherchera à l’aider et prendra cette jeune femme du nom de Pénélope sous son aile. Cette dernière lui confiera qu’elle vient du futur, de l’an 2187 et qu’elle est incapable de retourner à son époque, bien que cela semble difficile à croire.

Pour moi, les personnages sont une grand force de ce roman. Pénélope est décrite comme une adolescente d’une beauté rare, mais sous cette apparence parfaite, le lecteur se rend vite compte de ses imperfections et combien il n’est pas facile pour elle de s’adapter dans ce monde tout à fait nouveau.  Pénélope agit bizarrement parfois, comme lorsqu’elle agresse un policier qui cherche seulement qu’à l’aider, et elle peut paraître hautaine dans ses réponses à certaines personnes, surtout aux garçons. J’ai eu du mal à cerner ce personnage, qui est facile à détester, mais plus j’ai appris à la connaître, plus je l’ai aimée, car elle a été élevée d’une manière totalement différente avec des valeurs qui entrent en conflit avec celles de l’époque d’Andréa. Malgré cela, Pénélope a bon cœur et une belle amitié naît entre elle et Andréa au fil du récit. Andréa montre une ouverture d’esprit et une loyauté indéfectible envers Pénélope, alors qu’elle aurait pu la laisser tomber maintes fois et avec raison. Andréa est intelligente, authentique, pas superficielle du tout en comparaison avec d’autres adolescentes de son âge. Elle rêve de voyager et d’apprendre et c’est ce qui m’a charmée chez elle.

L’auteure sème avec parcimonie des informations sur l’époque de Pénélope, le futur, et j’ai trouvé intéressant de constater que l’humanité avait reculé à certains égards, alors qu’on aurait pu pensé qu’elle aurait évolué et serait bien meilleure que l’époque actuelle. Le futur n’est guère aussi reluisant que le lecteur aurait pu penser et cela m’a fait réfléchir à notre monde et à la manière dont il évolue. Avec le terrorisme, l’environnement qui se dégrade, la violence omniprésente, je ne crois pas que notre monde évolue toujours dans le bon sens, à l’instar du futur présenté dans le roman.

En somme, c’est un roman que je ne pensais pas aimé autant au départ et qui m’a agréablement surprise. L’action est omniprésente et la quête pour sauver l’humanité qui se faufile est très intéressante et apporte une bonne touche de suspense au récit. Découvrez ce futur sans attendre.

Quelques citations :

« – Ça ne vous dérange pas que Pénélope soit une fille du futur ? Vous ne trouvez pas ça incroyable ?
– Des choses incroyables , j’en voit tous les jours . Des gens à la rue dans une société qui pourrait leur permettre de vivre dignement, par exemple . »

« Si les hommes étaient aussi petits que Yoan , ils seraient obligés de nous obéir . Ce serait eux qui feraient le ménage .[…]
Les hommes pourraient aussi s’occuper des bébés et des jeunes enfants pendant que les femmes se consacreraient à leur métier . […], ils pourraient fournir un vrai travail de façon discrète et efficace . Evidemment , ils feraient tout ça sans être payés, sinon ça reviendraient trop cher .
– Ça ne te gênerait pas que les êtres humains soient traités comme des personnes de seconde zone ?
Pénélope rit.
– Tu exagères ! Nous serions gentilles avec eux . Tiens, nous pourrions même être galantes, puisque la galanterie leur plaît . On leur tiendrait la porte , on les laisserait s’assoir dans les autobus et on porterait leurs courses quand ils seraient vieux . Peut-être même qu’ils auraient le droit de vote ! »

« -[…] De toute façon ma vie est foutue . Je suis coincée dans ton époque de merde .
– Attention , fais-je remarquer , tu commences à parler comme moi .
– Je sais, c’est horrible . Je me médiévalise. »

Les stagiaires de Samantha Bailly

CVT_Les-stagiaires_1403Auteure : Samantha Bailly

Éditeur : Éditions Milady (Romance)

Genre : Littérature contemporaine

Nombre de pages : 450 p.

Quatrième de couverture :

Ophélie, Arthur, Hugues et Alix viennent tous d’horizons différents. Leur seul point commun : ils rêvent de travailler chez Pyxis, entreprise spécialisée dans l’édition de mangas et de jeux vidéo, pilier dans le secteur de l’industrie créative. Une réalité s’impose rapidement : beaucoup de candidats, peu d’élus. Désormais, le stage est devenu une étape obligatoire pour ces jeunes qui sont à la croisée des chemins dans leurs vies professionnelles et affectives.

Provinciale tout juste débarquée, Ophélie a laissé derrière elle petit ami et logement, et doit faire face aux difficultés de la vie parisienne. Étudiant en école de commerce, Arthur est tiraillé entre les grands projets qu’on a pour lui et son envie de mettre la finance entre parenthèses. À leurs côtés, Alix, passionnée de mangas, ne jure que par ses sagas favorites, et Hugues, graphiste, teste ses limites dans les soirées électro…

Dans une atmosphère conviviale, travail et vie privée s’entremêlent. Pourtant, une question demeure en fond sonore : qui restera ?

Mon avis :

Jusqu’à présent, j’avais lu une duologie plus jeunesse de Samantha Bailly, soit Nos âmes jumelles et Nos âmes rebelles  que j’avais beaucoup aimée, et j’avais hâte de me plonger dans ce roman plus adulte. D’ailleurs j’ai eu la chance de partager cette lecture avec Érine du blog Inspirer et partager. Nous nous donnions quelques chapitres à lire et par la suite, nous échangions nos impressions par courriel. J’ai beaucoup aimé cette façon de faire, car ça nous a permis de voir l’évolution de nos impressions par rapport aux personnages et au récit ainsi que de nos attentes au fil de l’histoire. Merci beaucoup d’ailleurs à Érine pour ce beau partage.

D’emblée, je dois dire que je me suis attachée à Ophélie, une jeune femme qui veux faire sa place dans le monde, qui aspire à une vie meilleure que celle de ses parents qui travaillent dans un restaurant, qui n’ont pas beaucoup d’argent et qui ne l’appuient pas réellement dans la poursuite de ses ambitions professionnelles. Il s’agit d’une femme forte, réfléchie et intelligente. Elle a travaillé dure pour se rendre où elle est et pour elle, le stage chez Pyxis représente une opportunité sensationnelle qu’elle veut saisir. Je me suis retrouvée dans ce personnage, car je suis où tout début de ma carrière professionnelle. Je suis présentement sous contrat et j’espère pouvoir rester où je suis, car j’adore mon travail, même si l’avenir est incertain.

D’ailleurs, cela m’a rappelée mon propre stage où il y avait des temps morts et d’autres fois, tout arrivait en même temps et le travail abondait. Samantha Bailly a bien cerné, et ce, de manière réaliste tout ce que comporte un stage : l’espoir de se voir offrir du travail à la fin du stage, la surcharge de travail, les rumeurs de couloir, l’angoisse de l’évaluation, ne pas savoir si on est à la hauteur, etc. Cela a pour moi été un aspect fort du récit en plus de toute la camaraderie qui règne entre les stagiaires qui se retrouvent aux repas, aux pauses et après le travail pour sortir ensemble et discutent durant le travail via le système de messagerie de Pyxis.

Un personnage qui m’a laissée très ambivalente, et qui représente tout le contraire d’Ophélie dans le roman est Arthur. À l’instar d’Ophélie, Arthur vient d’une famille aisée. Il n’a jamais eu a travailler fort pour obtenir ce qu’il désire. Il a tout cuit dans le bec, mais il se cherche, il n’est pas heureux et de ce fait, il agit en vrai idiot parfois. Par exemple, il sort avec une superbe fille du nom de Juliette, mais il la trompe avec sa meilleure amie. Ce côté perdu d’Arthur m’a beaucoup touché, car je sais comment il n’est pas facile de trouve sa propre voix dans la vie. Sa mère veut qu’il travaille dans la finance, dans un cabinet de conseil, qu’il ait un métier payant, sûr, mais Arthur ne veut pas de cette vie toute faite et ennuyante, de cette voix tracée d’avance pour lui. Néanmoins, Arthur m’a beaucoup déçu, car il agit parfois en vrai gentleman, en aidant Ophélie à trouver un appartement à Paris et la minutes d’après, il revient à ses vieilles habitudes et agit en vrai crétin. Par exemple, il boit trop et ses amis ont à le ramasser à la petite cuillère.

Par ailleurs, voilà une citation qui représente merveilleusement bien pour moi l’essence du récit ainsi que la différence entre Ophélie et Arthur : « A notre âge, tu sais, un rien peut nous faire changer de trajectoire. C’est maintenant qu’on choisit notre cap, le cap qui déterminera à quel point on deviendra qui l’on souhaite être, ou qui les autres souhaitent que nous soyons. » La principale leçon de vie que je retire de ce roman est que nous sommes les seuls maître de notre destin. Combien de personnes sont malheureuses à leur travail, ont choisi la voix facile, la sécurité au lieu d’une vie à leur image? Pour moi, les choix que nous faisons dans la vie dictent le genre de vie que nous mèneront. Arthur en est le parfait exemple. De plus, au fil du récit, une petite amourette se dessine entre Ophélie et Arthur. Pour moi, si j’ai un reproche à faire à l’auteure, c’est que cette histoire prend trop de place dans le récit et qu’elle n’apporte pas beaucoup à l’intrigue au final. J’aurais aimé que d’autres aspects du récit soit davantage exploités comme en savoir plus sur les autres stagiaires ou sur leur superviseurs.

En conclusion, je dois avouer que je suis ressortie de ma lecture un peu mitigée. D’un côté, je trouve que l’auteur a dépeint de manière réaliste le monde du travail et a mis en scènes des personnages différents les uns les autres, ce qui rend le récit intéressant. D’un autre côté, j’aurais aimé que les personnages évoluent de manière plus sensible dans le récit et que ce dernier soit moins centré sur Ophélie et Arthur. Il manque quelque chose pour que je ressorte totalement satisfaite de ma lecture. À la fin du récit, moi et ma copinaute Érine, nous avons toutes les deux pensé : « Tout ça pour ça ». Néanmois, je vous invite chers lecteurs et chères lectrices, à vous faire votre propre opinion et à découvrir ce roman.

Pour lire l’avis de ma copinaute Érine, suivez ce lien : https://inspireretpartager.wordpress.com/2016/09/23/les-stagiaires-de-samantha-bailly/

Quelques citations :

« Je sors avec soulagement du wagon asphyxiant. Les nombreux Parisiens partis s’aérer en province rejoignent Paris. Ils ont pourtant la mine grise, les soucis semblent planer au-dessus de leurs têtes, sans doute sont-ils découragés par la perspective du lundi. Dans le métro, j’observe toute cette foule agglutinée autour des barres de métal. Pas un sourire ne semble susceptible de fleurir sur les lèvres. »

« -Bon je vais te donner une petite définition. Stage: période de formation, d’apprentissage ou de perfectionnement en entreprise.
Je le dévisage, interdite face à son rappel. Ca m’étonnerait que Caroline accepte ça comme justification à l’absence d’article dans la boîte mail, demain.
-Tu fais le boulot d’une employée, là, déclare-t-il. (…) Vous êtes payés 400 euros, merde!
-Je sais bien, je sais bien…
-Un conseil: ne commence pas à entrer dans ce cercle infernal. (…)
Tu seras exploitée, jusqu’à l’épuisement, continue-t-il, un citron qu’on presse, qu’on presse, qu’on presse, et quand il n’y a plus de pulpe: poubelle.
-Charmant, murmuré-je.
-Voilà dans quelle société on évolue Il faut se battre, Ophélie! Ne pas accepter qu’on te traite de la sorte! Tu es en stage, pas en poste! Si Pyxis permet que quelqu’un fasse autant d’heures sup, alors ça veut dire qu’il y a un besoin. La boîte n’a qu’à ouvrir des postes avec l’argent des jeux online, si ça marche si bien. »

« Les personnes sont des vagues ; oui, c’est ça. Il y a celles qu’on voit frémir à l’horizon, celles qui nous touchent puis se rétractent, celles qui nous font couler… et celles qui nous portent. »

Aux délices des anges de Cathy Cassidy

aux délices des anges

Auteure : Cathy Cassidy

Éditeur : Éditions Nathan

Genre : Littérature jeunesse

Nombre de pages : 220 p.

Quatrième de couverture :

Je m’appelle : Anya
Mon âge : 13 ans
Je suis : tout juste arrivée de Pologne
Mon style : vieil uniforme acheté d’occasion
Je rêve : de commencer une vie géniale en Angleterre
Mon problème : rien ne se passe comme prévu, ni la vie en Angleterre, ni ma relation avec Dan, ce garçon rebelle pour qui je craque malgré moi…

Mon avis :

Chaque année, dans le temps des fêtes, je prends plaisir à regarder de bons films de Noël dans lesquels la magie règne sur un fond de joie et de miracles sous de jolis flocons blancs. J’aime l’ambiance de ces films qui me font retourner en enfance à une époque où dans mon cœur de petite fille, le père-Noel existe.

J’ai retrouvé cette atmosphère féerique des contes de Noël dans Aux délices des anges de Cathy Cassidy. Cette auteure a le don de transformer une histoire simple en une fable extraordinaire qui font croire aux miracles et en la beauté du monde qui nous entoure, et je dois dire que ça fait du bien à l’heure où le terrorisme fait beaucoup de dégâts.

Je décrirais la plume de Cathy Cassidy comme  simple, légère comme les flocons parant lentement les arbres d’un blanc immaculé, juste et bien dosée. Je trouve qu’elle n’en met jamais trop. Elle emploi les mots justes et met ce qu’il faut d’émotion à son récit pour que le lecteur y croit.

Jusqu’à présent, j’ai lu cinq tomes de la saga Les filles aux chocolats et chaque fois, à mon avis, la plume de Cathy Cassidy réussit à me transporter hors du temps pour quelques heures et je referme le livre avec l’impression de me réveiller après un beau rêve. Aux délices des anges ne fait pas exception.  Je sais que certains lecteurs peuvent être rebutés par le côté jeunesse des romans de Cathy Cassidy, mais je crois qu’il faut les lire avec notre cœur d’enfant et laisser notre part, parfois trop analytique et rationnel, de côté.

Mon personnage favori de ce roman est sans conteste Dan, un ami d’école d’Anya, la protagoniste principale du récit. Il a une personnalité complexe, rien n’est tout blanc ou tout noir avec lui. Il s’agit d’un démon aux ailes d’ange comme il est si bien décrit dans le récit. Il est capable de faire preuve de la plus grande gentillesse comme de méchanceté et d’hypocrisie. Il vit une situation familiale difficile. Il accepte mal le départ de son père ainsi que la séparation de ses parents, ce qui lui fait commettre des actes irréfléchis, et ce, parfois aux dépens d’Anya, dont il tombe amoureux et qui est sensible au charme du jeune homme. J’adore ce type de personnage.

Ce que je retiens surtout de ce roman est la manière dont l’esprit d’entraide peut déplacer parfois des montagnes. Alors que Dan fugue et que sa mère Karen s’inquiète et ne peut faire tourner le salon de thé familiale, la famille d’Anya lui vient et aide et chaque membre met la main a la pâte pour l’aider dans cette épreuve bouleversante. C’est la période des fêtes et le salon de thé est très achalandé. La famille d’Anya met tout en œuvre pour que le salon de thé continue à tourner. J’ai toujours cru que le bien engendre le bien. Peut-être suis-je un peu naïve, mais ce récit l’illustre à merveille. Quand on en a le pouvoir, pourquoi ne pas rendre les gens heureux?

Finalement, à travers les thèmes de l’immigration, de l’intégration, de l’amitié et de l’entraide, Cathy Cassidy rappelle aux lecteurs des valeurs essentielles et illustre ce qu’est véritablement l’esprit de communauté et la manière dont de petits gestes peuvent compter beaucoup pour d’autres. Petits et grands trouveront certainement leur compte dans cette belle fable.

Quelques citations :

« Et puis la chance, ça se partage. Plus on la propage, plus on en reçoit en retour ».

« Partir n’était pas la solution. On ne peut pas fuir la réalité, n’est-ce pas ? Le mieux, c’est de l’affronter aussi bravement que possible ».

« Ce soir-là, je commence à croire aux miracles.
Rien n’a changé, et pourtant tout est différent… grâce à un garçon aux ailes d’ange ».

 

 

Demain est un autre jour de Lori Nelson Spielman

Demain est un autre jourAuteure : Lori Nelson Spielman

Éditeur : Pocket

Genre : Bien-être/Littérature contemporaine

Nombre de pages : 443 p.

Quatrième de couverture :

Qu’avez-vous fait de vos rêves de jeunesse ?
Brett Bohlinger, elle, a un an pour le découvrir. Pensant hériter de l’empire cosmétique familial à la mort de sa mère, ele apprend que cette dernière, qui avait pour elle de tout autres projets, ne lui a légué qu’un vieux bout de papier : la liste de tout ce que Brett voulait vivre quand elle avait 14 ans. Si elle veut toucher sa part, la jeune femme doit réaliser chaque objectif de cette life list. Enseigner ? Aucune envie. Un bébé ? Andrew, son petit ami, n’en veut pas. Tomber amoureuse ? C’est déjà fait, grâce à Andrew. À moins que…

Mon avis :

Demain est un autre jour est ma première incursion dans l’univers de Lori Nelson Spielman et d’emblée, je dois dire que ça m’a plu. Ce roman m’a fait beaucoup pensé à Ta deuxième vie commence quand tu comprends que tu n’en as qu’une de Raphaëlle Giordanno que j’ai lu récemment de par les thèmes abordés, la poursuite des rêves, le bonheur ou les objectifs de vie.

À la lecture du résumé, on se doute que la protagoniste principale, Brett, va réussir à réaliser chacun des objectifs de sa liste de vie, et que tout est un peu cousu de fils blancs, un peu arrangé avec le gars des vus à l’instar des films hollywoodiens, mais je crois que j’ai besoin de ce genre de récits ces temps-ci à la Disney où tout est bien qui finit bien. D’ailleurs, je verrais bien ce roman en film. Il n’en reste pas moins qu’il s’agit d’un récit habile dans lequel fleurissent le positivisme et l’espoir et qu’il faut se laisser porter par l’histoire en gardant en tête notre propre liste de vie, car assurément, ce livre m’a motivée pour écrire ma propre liste et pour tout faire pour en réaliser chacun des objectifs.

La relation mère-fille abordée dans le roman m’a beaucoup rejointe, car je suis très proche de ma mère et nous sommes très complices, à l’instar de Brett et sa mère Elizabeth, qui, même si elle est décédée, se révèle omniprésente dans le récit. Brett a deux frères, mais on sent que c’est elle qui est le plus affectée par le départ de leur mère, d’autant plus qu’elle travaille pour l’entreprise que dirigeait Elizabeth. C’est vraiment un lien unique, spécial qui unit une mère et sa fille et je trouve que le roman en illustre bien toute la particularité. D’ailleurs, qui nous connaît mieux que nous-même parfois, que notre mère. Après chaque défi relevé sur la liste, Brett a droit à une lettre de sa mère, des lettres extrêmement touchantes qui renforcent ce lien mère-fille.

Elisabeth savait que sa fille n’était pas complètement heureuse dans sa vie actuelle et c’est pourquoi elle lui enjoint, pour avoir son héritage, de réaliser les rêves qu’elle caressait adolescente et qu’elle a inscrit sur une liste. D’ailleurs, je crois que nos rêves d’enfants ou d’adolescents sont souvent les plus sincères, car on a tout la vie devant soi et on ne se met pas de barrières. Même si on devient désillusionné par la vie, ces rêves demeurent ancrés au fond de nous.

Malgré un récit qui peut paraître léger au départ, j’ai été touché plus que je ne l’aurais cru par ce récit, notamment par le personnage de Sanquita, une jeune femme courageuse que je vous laisse découvrir. La demi-sœur de Brett, Zoê, m’a également émue par sa simplicité et sa manière toute enfantine de voir le monde. Bref, en ce bel été, je vous invite à découvrir sans attendre Demain est un autre jour les pieds dans le sable tout en vous remémorant de quoi vous rêviez enfant.

Quelques citations :

« Je pense qu’on a tous la capacité d’exaucer nos propres souhaits. Il faut juste trouver le courage nécessaire. »

« Eleanor Roosevelt a dit un jour : Faites chaque jour quelque chose qui vous fait peur. Pousse-toi à réaliser les choses qui t’effraient, ma chérie. Prends des risques et vois où ils te mènent, car, grâce à eux, la vie vaut la peine d’être vécue. »

« Ma chère Brett,
Peut-être te souviens-tu de cette histoire que je te racontais, au sujet du vieil homme en quête du bonheur. Il erre à travers le monde et demande à tous ceux qui croisent son chemin s’ils peuvent partager avec lui le secret d’une vie heureuse. Personne n’en est capable. Le vieil homme rencontre Bouddha, qui accepte de lui révéler ce secret. Bouddha se penche et prend l’homme par les mains. Il plonge son regard dans ses yeux las et lui dit : « Ne faites jamais le mal. Faites toujours le bien. »
Le vieil homme le dévisage, perplexe. « Mais c’est trop simple. Je sais cela depuis que j’ai trois ans ! »
« Oui, dit Bouddha. Nous savons tous cela à l’âge de trois ans. Mais lorsque nous atteignons quatre-vingts ans, nous l’avons oublié. »
Félicitations, ma fille, de répandre le bien autour de toi. C’est le secret d’une vie heureuse. »

« Essaie d’imaginer un monde où, au lieu d’apprendre à nos enfants à être forts, nous leur apprendrions à être tendres. »

 

Dans chacun de mes mots de Tamara Ireland Stone

dans chacun de tes motsAuteure : Tamara Ireland Stone

Éditeur : Hugo & Roman New Way

Genre : Jeunesse/Littérature jeunes adultes/Littérature contemporaine

Nombre de pages : 311 p.

Quatrième de couverture :

Sam est envahie d’angoisses qu’elle n’arrive pas à contrôler. Chaque acte, chaque prise de parole est un véritable calvaire. Pas évident quand on fait partie d’un groupe où tout fashion faux pas fait l’objet d’un raz-de-marée de critiques !

Mais un jour, Sam rencontre Caroline… Très vite, sa nouvelle amie lui fait découvrir un lieu secret du lycée : le Coin des Poètes, où chacun peut réciter ses créations. Peu à peu, Sam se prend presque à se sentir « normale ».

Mais pourquoi, AJ, le mystérieux guitariste du groupe, semble-t-il ne pas accepter sa présence ? Sam devra-t-elle une fois de plus tout remettre en question?

Mon avis :

Voilà quelques mois que j’ai lu ce roman, mais j’en garde encore un souvenir précieux. Il m’a fait vivre une panoplie d’émotions, ce que je recherche quand je lis un roman. Ce fut un véritable coup cœur comme je n’en avait pas eu depuis un bon moment. J’ai lu ce roman en une seule journée et je ne pouvais le refermer sans l’avoir terminé. J’étais bien dans cet univers rempli de poésie et d’émotions. J’avoue que j’avais quelques appréhensions en lisant la quatrième de couverture. J’avais peur de la manière dont les crises d’angoisses, dont la maladie de l’héroïne allaient être traitées et que l’histoire d’amour prenne trop de place dans le récit ou soit tout simplement banale. J’ai même failli ne pas acheter ce livre. Toutes mes appréhensions sont rapidement disparues au fil de ma lecture.

Je me suis attachée facilement à Samantha ou Sam pour ses amies. La maladie dont elle souffre est difficile à expliquer. Sam a des troubles obsessionnels compulsifs et est envahie de pensées noires qu’elle peine à contrôler. Elle fait partie d’un groupe de filles populaires au lycée à qui elle cache sa maladie. Sam essaie d’avoir l’air la plus normale possible, mais cela représente une lutte au quotidien et le lecteur ne peut qu’admirer tous les efforts que cette dernière déploie. L’arrivée de Caroline dans sa vie va tout simplement bouleverser son existence. C’est le genre d’amie qui a une fois inébranlable en nous et qui nous pousse à aller plus loin, à nous dépasser. Il s’agit de la petite voix qui nous souffle à l’oreille, qu’il ne faut pas lâcher, que nous sommes capables dans les moments difficiles. Le lecteur ne peut qu’apprécier Caroline qui pousse Sam à affronter ses peurs, à persévérer. Elle est toujours là dans les moments où Sam a le plus besoin d’elle. Elle lui fait notamment découvrir un lieu qui va totalement transformer la vie de Sam, le coin des poètes.

Que dire de ce merveilleux coin des poètes? Il s’agit d’un lieu pour moi magique. Je m’imaginais aisément dans cette pièce avec les murs tapissées de poèmes de tous les genres, en train de me laisser emporter par les mots des autres. Comme j’aurais aimé qu’un tel coin existe quand j’étais à l’école. J’ai adoré tous les moments associé à ce lieu dans le récit. J’ai vécu comme si j’y étais, l’angoisse de Sam quand elle a dû lire son premier poème devant les membres de ce coin et j’ai ressenti toute la tristesse d’Émilie, une des membres du coins des poètes, lors qu’elle lit un poème dédié à sa mère gravement malade. Les membres de ce coin sont très différents les uns des autres et cela donne des poèmes et des séances de lectures variées où s’entremêlent tristesse, humour, amour ou gourmandise. Les mots sont un puissant moteur pour s’exprimer, alléger les maux de l’âme, laisser aller le trop plein d’émotion qui déferle en soi. Dans chacun de mes mots représente, pour moi, une petite ode à l’écriture, à la puissance de l’expression écrite. Sam évolue beaucoup grâce à ces rencontres au coin des poètes. Elle prend confiance en elle et devient de plus en plus elle-même.

La chute du récit m’a beaucoup surprise, car je n’ai commencé à avoir des doutes que deux ou trois pages avant la révélation. Je n’ai pas l’habitude de relire des romans, mais je pense bien que je vais relire celui-ci un jour. Je ne voulais pas quitter cet univers dans lequel je me sentais bien. Dans chacun de mes mots est un réel petit bijou et je ne peux que vous dire de foncer en espérant que la magie de la plume de Tamara Ireland Stone opère pour vous comme elle m’a envoutée.

Quelques citations :

« Ces murs entendent
ma voix comme
personne d’autre.
Offre à mes
mots un abri
où se réfugier.
Applaudissent, acclament, écoutent.
Changent ma vie
Pour le meilleur.
Eux seuls les
entendent, du premier
au dernier mot. »

Ta deuxième vie commence quand tu comprends que tu n’en as qu’une de Raphaëlle Giordano

Auteure : Raphaëlle Giordano

Éditeur : Eyrolles

Genre : Bien-être/Littérature contemporaine

Nombre de pages : 217 p.

Quatrième de couverture :

Camille, trente-huit ans et quart, a tout, semble-t-il, pour être heureuse. Alors pourquoi a-t-elle l’impression que le bonheur lui a glissé entre les doigts ? Tout ce qu’elle veut, c’est retrouver le chemin de la joie et de l’épanouissement. Quand Claude, routinologue, lui propose un accompagnement original pour l’y aider, elle n’hésite pas longtemps : elle fonce. À travers des expériences étonnantes, créatives et riches de sens, elle va, pas à pas, transformer sa vie et repartir à la conquête de ses rêves…

Mon avis :

J’adore tout ce qui concerne le bien-être et le développement personnel. Dans un monde où tout va vite, je trouve que les gens ont de la difficulté à s’arrêter et à simplement être heureux afin de profiter du moment présent. Beaucoup d’entre eux subissent la vie au lieu de la vivre, se plaignent et ne font rien pour changer la situation. Je m’inclus dans ces personnes, car il m’arrive de me plaindre pour de petites choses insignifiantes au lieu de regarder ce qu’il y a de positif autour de moi.

Tout être humain souhaite être heureux, faire ce qu’il aime, avoir des relations harmonieuses avec les autres, mais il est parfois ardu d’être parfaitement heureux à travers les obstacles que nous envoie la vie.  La quête du bonheur est un sujet qui m’interpelle énormément, car je suis une personne rêveuse, qui a plein de projets à réaliser et qui poursuit incessamment cettte recherche d’une vie meilleure. Le titre de ce roman :  Ta deuxième vie commence quand tu comprends que tu n’en as qu’une est très intriguant.  Il illustre très bien cette recherche de bonheur, ce côté précieux de la vie, de laquelle il faut profiter. En voyant cette jolie couverture, je voulais absolument savoir de quelle façon l’héroine du récit allait réussir à trouver ce bonheur, de quelle façon sa vie allait changer et être transformée. Je dois dire que ce roman ne m’a pas déçu et qu’il a constitué une magnifique brise en cette période estivale.

Il s’agit d’un guide de développement personnel en plus d’un roman. Claude, routinologue ou coach de vie prodigue de nombreux conseils  à Camille, la protagoniste principale du récit,  afin de l’aider dans sa quête de bonheur. Il lui fait vivre toutes sortes d’expériences comme un tour en montgolfière ou manger dans le noir total dans un restaurant. J’ai trouvé l’idée géniale de mélanger fiction et développement personnel. J’ai beaucoup apprécié le fait que Claude ne suggère pas à Camille de tout quitter, de complètement changer de vie, comme le fait l’héroïne du  roman Mange, Prie, aime. Par exemple, Camille est malheureuse dans sa relation avec son conjoint et Claude aurait pu lui conseiller de rompre avec lui, mais au lieu de ça, il lui montre la manière de mieux communiquer avec son amoureux et de créer un peu de magie dans le couple. Également, Camille a de la difficulté avec son fils, un adolescent qu’elle a peine à comprendre et Claude aide Camille à entrer dans le monde de son fils et à avoir du plaisir avec lui.

Dans Ta deuxième vie commence quand tu comprends que tu n’en as qu’une, tous les conseils prodigués sont faciles à appliquer au quotidien. Je crois que tout le monde peut retirer quelque chose de ce roman pour améliorer sa propre vie. Ce livre donne envie de sortir du marasme du quotidien, de la routine, pour essayer de nouvelles expériences et appréhender le monde d’une manière différente. C’est d’ailleurs ce que j’ai retenu du roman, que notre manière d’appréhender le monde influence notre quotidien. Si je vois la pluie comme un obstacle, elle sera un obstacle, tandis que si je la transforme en jeu, elle deviendra plaisir. Tout est dans la manière de percevoir les choses et c’est moi seule qui ait le pouvoir de changer cette perception. Je suis sortie de ma lecture avec un sentiment de bien-être.

Quelques citations :

« Faire ce que tu aimes, c’est la liberté; aimer ce que tu fais, c’est le bonheur. »

« Vous n’imaginez pas le nombre d’analphabètes du bonheur ! Sans parler de l’illettrisme émotionnel ! Un véritable fléau… Ne pensez-vous pas qu’il n’y ait rien de pire que cette impression de passer à côté de sa vie faute d’avoir eu le courage de la modeler à l’image de ses désirs, faute d’être resté fidèle à ses valeurs profondes, à l’enfant qu’on était, à ses rêves ?… La capacité au bonheur se travaille, se muscle jour après jour. Il suffit de revoir son système de valeurs, de rééduquer le regard qu’on porte sur la vie et les évènements.»

« Le plus grave, ce n’est pas d’échouer. C’est de ne pas avoir essayé. De toute façon, on ne peut jamais se prémunir des éventuelles souffrances car elles font partie de la vie. Vouloir y échapper est impossible. La vie est faite de pain noir et de pain blanc. Chacun doit l’accepter comme part entière des règles du jeu de l’existence ! Résister à cette réalité ne fait que renforcer le mal-être. C’est pourquoi les sages apprennent à agir sur ce sur quoi ils ont prise, non sur le cours extérieur des évènements mais sur la façon de les appréhender.»

« En développant l’altruisme, l’amour, la tendresse et la compassion, on réduit la haine, le désir ou l’orgueil. »