Archives

De cape et de mots de Flore Vesco

Auteure : Flore Vesco

Éditeur : Éditions Didier jeunese

Genre : Littérature jeunesse / Historique

Nombre de pages : 182 p.

Quatrième de couverture :

Serine, en dépit de la volonté de sa mère, refuse de se marier. Mais pour sortir ses frères de la pauvreté, elle doit agir. Sa décision est prise : elle sera demoiselle de compagnie ! La tâche s’annonce difficile : la reine est capricieuse, antipathique, et renvoie ses demoiselles aussi souvent qu’elle change de perruque. Mais Serine ne manque pas d’audace et, tour à tour, par maladresse ou génie, se fait une place. Elle découvre alors la face cachée de la cour : les manigances, l’hypocrisie et les intrigues… et tente de déjouer un complot.

Mon avis :

Voici un roman jeunesse que j’ai découvert sur le blog de Sophie lit qui en a fait une petite chronique tellement enthousiaste que je n’ai pu faire autrement que de le découvrir à mon tour. Voilà quelques mois que j’ai lu ce livre, mais je me devais de vous en faire une chronique, même brève, tellement j’ai trouvé ce roman jeunesse différent des autres, inventif, original et créatif.

Serine est un personnage fort que le lecteur ne peut oublier. Il s’agit d’une jeune femme, vive, imaginative et qui est prête à tout pour devenir demoiselle de compagnie de la reine et ainsi offrir une vie meilleure à sa famille. Elle est complètement différente des autres demoiselles de compagnie, mais elle arrive à se tailler une place de choix parmi les préférées de la reine grâce à son intelligence sans pareil.

J’ai beaucoup ri de toutes les mésaventures de Serine. Tellement de péripéties surviennent au fil du récit pour lui barrer la route, que je me demandais chaque fois comment elle allait réussir à s’en sortir et les moyens qu’elles trouvent pour y parvenir sont tout simplement géniaux. Pour ceux qui ont suivi la série télévisée 24 heures chrono, j’ai eu le même sentiment qu’avec Jack Bauer, le personnage principal, un agent antiterroriste appelé à sauver le monde et pour qui tout va toujours de mal en pire. Toutefois, le héros s’en sort toujours, tout comme Serine dans ce roman. Quand la situation semble la plus désespérée et que le lecteur pense que c’est fini, une nouvelle péripétie survient. De ce fait, le rythme du récit demeure haletant et jamais il n’y a de temps mort. Le lecteur se doute que l’héroïne va s’en sortir, mais la beauté du récit repose sur les moyens pris pour y parvenir. Serine conçoit des plans intelligents. Elle  survit dans un monde sans pitié, cruel, que constitue la cour du roi, et ce roman représente pour moi une vivre critique du monde de la royauté de laquelle l’auteur se moque avec finesse et doigté.

Je vous invite sans attendre à dévorer ce roman jeunesse écrit avec intelligence.

Quelques citations :

«  Majesté, vous êtes plus ravissantes qu’un… qu’une esperlune.
S’ensuivit un silence magistrale, au cours duquel Serine eut tout loisir de s’étonner de ce mot improbable qu’elle venait d’inventer. La reine resta d’abord interdite. Mais elle craignit, en demeurant silencieuse, qu’on s’imagine qu’elle n’avait pas compris ce mot étrange. Elle prit son air le plus savant, et s’exclama:
– Mais la comparaison est absolument charmante! Redites- moi votre nom?
Tout le monde regarda avec intérêt cette nouvelle demoiselle si cultivée. Cette dernière s’enhardit jusqu’à répondre:
– J’ai déjà abusé de votre patience en vous le donnant à entendre une première fois. Si vous le permettez appelez-moi Serine, Votre Majesté.
La reine hocha la tête avec indulgence.
C’était la première fois que Sa Majesté prenait la peine de répondre au compliment d’une demoiselle. Après un tel événement, nul n’osa se ridiculiser en demandant ce qu’était une esperlune. Au contraire il devint chic de l’employer à tout va. »

« Votre Altesse Sérénissime, répondit Serine en esquissant une gracieuse révérence en plein vol, je viens de m’apercevoir que j’ai oublié ma tête ! J’ai du l’oublier quelque part dans les douves du palais. Vraiment, vous auriez pu m’en parler. »

« La reine porterait sa coiffure la plus époustouflante: on avait accroché dans ses cheveux des petites bulles de gaze dans lesquelles frémissaient des lucioles. De loin elle semblait parée d’étoiles (malheureusement, l’effet était de courte durée: les bestioles étouffaient rapidement et à la fin de la journée, Sa Majesté avait la tête couverte d’insectes morts.) »

campus, castle, clouds

 

Ne ramenez jamais une fille du futur chez vous, tome 1 de Nathalie Stagier

Couverture Ne ramenez jamais une fille du futur chez vous, tome 1Auteure : Nathalie Stagier

Éditeur : Éditions Syros

Genre : Littérature jeunesse / Littérature jeunes adultes / Science fiction

Nombre de pages : 426 p.

Quatrième de couverture :

Ne ramenez jamais une fille du futur chez vous…
… parce que pour elle, votre monde ressemble au Moyen Âge.
… parce qu’elle sera envahissante, agaçante, imprévisible.
… mais surtout, parce qu’elle détient un secret terrible. Et c’est à vous qu’elle va le confier.

Mon avis :

Déjà en librairie, le titre de ce roman m’a beaucoup intriguée. Qui est cette fille du futur? À quoi ressemble le futur de ce roman? Quels problèmes cette fille du futur va t’elle causer à la famille qui va l’héberger? Les questions affluaient de toutes parts dans ma tête sans même que j’ai lu une seule ligne du roman ou de la quatrième de couverture. Ni de une, ni de deux, j’ai acheté ce roman. Je présentais que ce serait une lecture originale, différente de ce que je lis habituellement et je ne me suis pas trompée. Nathalie Stagier mêle habilement aventure, suspense, réalisme et humour. J’ai tournée les pages de ce roman sans même m’en rendre compte.

L’intrigue se déroule à notre époque, ou dans un future proche de notre époque, soit en 2019. Andréa, une lycéenne tout ce qu’il y a de plus ordinaire remarque un groupe de filles pas comme les autres qui traînent devant son lycée. Plus tard, elle revoit l’une des filles de ce groupe, seule et qui semble désemparée. Andréa cherchera à l’aider et prendra cette jeune femme du nom de Pénélope sous son aile. Cette dernière lui confiera qu’elle vient du futur, de l’an 2187 et qu’elle est incapable de retourner à son époque, bien que cela semble difficile à croire.

Pour moi, les personnages sont une grand force de ce roman. Pénélope est décrite comme une adolescente d’une beauté rare, mais sous cette apparence parfaite, le lecteur se rend vite compte de ses imperfections et combien il n’est pas facile pour elle de s’adapter dans ce monde tout à fait nouveau.  Pénélope agit bizarrement parfois, comme lorsqu’elle agresse un policier qui cherche seulement qu’à l’aider, et elle peut paraître hautaine dans ses réponses à certaines personnes, surtout aux garçons. J’ai eu du mal à cerner ce personnage, qui est facile à détester, mais plus j’ai appris à la connaître, plus je l’ai aimée, car elle a été élevée d’une manière totalement différente avec des valeurs qui entrent en conflit avec celles de l’époque d’Andréa. Malgré cela, Pénélope a bon cœur et une belle amitié naît entre elle et Andréa au fil du récit. Andréa montre une ouverture d’esprit et une loyauté indéfectible envers Pénélope, alors qu’elle aurait pu la laisser tomber maintes fois et avec raison. Andréa est intelligente, authentique, pas superficielle du tout en comparaison avec d’autres adolescentes de son âge. Elle rêve de voyager et d’apprendre et c’est ce qui m’a charmée chez elle.

L’auteure sème avec parcimonie des informations sur l’époque de Pénélope, le futur, et j’ai trouvé intéressant de constater que l’humanité avait reculé à certains égards, alors qu’on aurait pu pensé qu’elle aurait évolué et serait bien meilleure que l’époque actuelle. Le futur n’est guère aussi reluisant que le lecteur aurait pu penser et cela m’a fait réfléchir à notre monde et à la manière dont il évolue. Avec le terrorisme, l’environnement qui se dégrade, la violence omniprésente, je ne crois pas que notre monde évolue toujours dans le bon sens, à l’instar du futur présenté dans le roman.

En somme, c’est un roman que je ne pensais pas aimé autant au départ et qui m’a agréablement surprise. L’action est omniprésente et la quête pour sauver l’humanité qui se faufile est très intéressante et apporte une bonne touche de suspense au récit. Découvrez ce futur sans attendre.

Quelques citations :

« – Ça ne vous dérange pas que Pénélope soit une fille du futur ? Vous ne trouvez pas ça incroyable ?
– Des choses incroyables , j’en voit tous les jours . Des gens à la rue dans une société qui pourrait leur permettre de vivre dignement, par exemple . »

« Si les hommes étaient aussi petits que Yoan , ils seraient obligés de nous obéir . Ce serait eux qui feraient le ménage .[…]
Les hommes pourraient aussi s’occuper des bébés et des jeunes enfants pendant que les femmes se consacreraient à leur métier . […], ils pourraient fournir un vrai travail de façon discrète et efficace . Evidemment , ils feraient tout ça sans être payés, sinon ça reviendraient trop cher .
– Ça ne te gênerait pas que les êtres humains soient traités comme des personnes de seconde zone ?
Pénélope rit.
– Tu exagères ! Nous serions gentilles avec eux . Tiens, nous pourrions même être galantes, puisque la galanterie leur plaît . On leur tiendrait la porte , on les laisserait s’assoir dans les autobus et on porterait leurs courses quand ils seraient vieux . Peut-être même qu’ils auraient le droit de vote ! »

« -[…] De toute façon ma vie est foutue . Je suis coincée dans ton époque de merde .
– Attention , fais-je remarquer , tu commences à parler comme moi .
– Je sais, c’est horrible . Je me médiévalise. »

Aux délices des anges de Cathy Cassidy

aux délices des anges

Auteure : Cathy Cassidy

Éditeur : Éditions Nathan

Genre : Littérature jeunesse

Nombre de pages : 220 p.

Quatrième de couverture :

Je m’appelle : Anya
Mon âge : 13 ans
Je suis : tout juste arrivée de Pologne
Mon style : vieil uniforme acheté d’occasion
Je rêve : de commencer une vie géniale en Angleterre
Mon problème : rien ne se passe comme prévu, ni la vie en Angleterre, ni ma relation avec Dan, ce garçon rebelle pour qui je craque malgré moi…

Mon avis :

Chaque année, dans le temps des fêtes, je prends plaisir à regarder de bons films de Noël dans lesquels la magie règne sur un fond de joie et de miracles sous de jolis flocons blancs. J’aime l’ambiance de ces films qui me font retourner en enfance à une époque où dans mon cœur de petite fille, le père-Noel existe.

J’ai retrouvé cette atmosphère féerique des contes de Noël dans Aux délices des anges de Cathy Cassidy. Cette auteure a le don de transformer une histoire simple en une fable extraordinaire qui font croire aux miracles et en la beauté du monde qui nous entoure, et je dois dire que ça fait du bien à l’heure où le terrorisme fait beaucoup de dégâts.

Je décrirais la plume de Cathy Cassidy comme  simple, légère comme les flocons parant lentement les arbres d’un blanc immaculé, juste et bien dosée. Je trouve qu’elle n’en met jamais trop. Elle emploi les mots justes et met ce qu’il faut d’émotion à son récit pour que le lecteur y croit.

Jusqu’à présent, j’ai lu cinq tomes de la saga Les filles aux chocolats et chaque fois, à mon avis, la plume de Cathy Cassidy réussit à me transporter hors du temps pour quelques heures et je referme le livre avec l’impression de me réveiller après un beau rêve. Aux délices des anges ne fait pas exception.  Je sais que certains lecteurs peuvent être rebutés par le côté jeunesse des romans de Cathy Cassidy, mais je crois qu’il faut les lire avec notre cœur d’enfant et laisser notre part, parfois trop analytique et rationnel, de côté.

Mon personnage favori de ce roman est sans conteste Dan, un ami d’école d’Anya, la protagoniste principale du récit. Il a une personnalité complexe, rien n’est tout blanc ou tout noir avec lui. Il s’agit d’un démon aux ailes d’ange comme il est si bien décrit dans le récit. Il est capable de faire preuve de la plus grande gentillesse comme de méchanceté et d’hypocrisie. Il vit une situation familiale difficile. Il accepte mal le départ de son père ainsi que la séparation de ses parents, ce qui lui fait commettre des actes irréfléchis, et ce, parfois aux dépens d’Anya, dont il tombe amoureux et qui est sensible au charme du jeune homme. J’adore ce type de personnage.

Ce que je retiens surtout de ce roman est la manière dont l’esprit d’entraide peut déplacer parfois des montagnes. Alors que Dan fugue et que sa mère Karen s’inquiète et ne peut faire tourner le salon de thé familiale, la famille d’Anya lui vient et aide et chaque membre met la main a la pâte pour l’aider dans cette épreuve bouleversante. C’est la période des fêtes et le salon de thé est très achalandé. La famille d’Anya met tout en œuvre pour que le salon de thé continue à tourner. J’ai toujours cru que le bien engendre le bien. Peut-être suis-je un peu naïve, mais ce récit l’illustre à merveille. Quand on en a le pouvoir, pourquoi ne pas rendre les gens heureux?

Finalement, à travers les thèmes de l’immigration, de l’intégration, de l’amitié et de l’entraide, Cathy Cassidy rappelle aux lecteurs des valeurs essentielles et illustre ce qu’est véritablement l’esprit de communauté et la manière dont de petits gestes peuvent compter beaucoup pour d’autres. Petits et grands trouveront certainement leur compte dans cette belle fable.

Quelques citations :

« Et puis la chance, ça se partage. Plus on la propage, plus on en reçoit en retour ».

« Partir n’était pas la solution. On ne peut pas fuir la réalité, n’est-ce pas ? Le mieux, c’est de l’affronter aussi bravement que possible ».

« Ce soir-là, je commence à croire aux miracles.
Rien n’a changé, et pourtant tout est différent… grâce à un garçon aux ailes d’ange ».

 

 

Dans chacun de mes mots de Tamara Ireland Stone

dans chacun de tes motsAuteure : Tamara Ireland Stone

Éditeur : Hugo & Roman New Way

Genre : Jeunesse/Littérature jeunes adultes/Littérature contemporaine

Nombre de pages : 311 p.

Quatrième de couverture :

Sam est envahie d’angoisses qu’elle n’arrive pas à contrôler. Chaque acte, chaque prise de parole est un véritable calvaire. Pas évident quand on fait partie d’un groupe où tout fashion faux pas fait l’objet d’un raz-de-marée de critiques !

Mais un jour, Sam rencontre Caroline… Très vite, sa nouvelle amie lui fait découvrir un lieu secret du lycée : le Coin des Poètes, où chacun peut réciter ses créations. Peu à peu, Sam se prend presque à se sentir « normale ».

Mais pourquoi, AJ, le mystérieux guitariste du groupe, semble-t-il ne pas accepter sa présence ? Sam devra-t-elle une fois de plus tout remettre en question?

Mon avis :

Voilà quelques mois que j’ai lu ce roman, mais j’en garde encore un souvenir précieux. Il m’a fait vivre une panoplie d’émotions, ce que je recherche quand je lis un roman. Ce fut un véritable coup cœur comme je n’en avait pas eu depuis un bon moment. J’ai lu ce roman en une seule journée et je ne pouvais le refermer sans l’avoir terminé. J’étais bien dans cet univers rempli de poésie et d’émotions. J’avoue que j’avais quelques appréhensions en lisant la quatrième de couverture. J’avais peur de la manière dont les crises d’angoisses, dont la maladie de l’héroïne allaient être traitées et que l’histoire d’amour prenne trop de place dans le récit ou soit tout simplement banale. J’ai même failli ne pas acheter ce livre. Toutes mes appréhensions sont rapidement disparues au fil de ma lecture.

Je me suis attachée facilement à Samantha ou Sam pour ses amies. La maladie dont elle souffre est difficile à expliquer. Sam a des troubles obsessionnels compulsifs et est envahie de pensées noires qu’elle peine à contrôler. Elle fait partie d’un groupe de filles populaires au lycée à qui elle cache sa maladie. Sam essaie d’avoir l’air la plus normale possible, mais cela représente une lutte au quotidien et le lecteur ne peut qu’admirer tous les efforts que cette dernière déploie. L’arrivée de Caroline dans sa vie va tout simplement bouleverser son existence. C’est le genre d’amie qui a une fois inébranlable en nous et qui nous pousse à aller plus loin, à nous dépasser. Il s’agit de la petite voix qui nous souffle à l’oreille, qu’il ne faut pas lâcher, que nous sommes capables dans les moments difficiles. Le lecteur ne peut qu’apprécier Caroline qui pousse Sam à affronter ses peurs, à persévérer. Elle est toujours là dans les moments où Sam a le plus besoin d’elle. Elle lui fait notamment découvrir un lieu qui va totalement transformer la vie de Sam, le coin des poètes.

Que dire de ce merveilleux coin des poètes? Il s’agit d’un lieu pour moi magique. Je m’imaginais aisément dans cette pièce avec les murs tapissées de poèmes de tous les genres, en train de me laisser emporter par les mots des autres. Comme j’aurais aimé qu’un tel coin existe quand j’étais à l’école. J’ai adoré tous les moments associé à ce lieu dans le récit. J’ai vécu comme si j’y étais, l’angoisse de Sam quand elle a dû lire son premier poème devant les membres de ce coin et j’ai ressenti toute la tristesse d’Émilie, une des membres du coins des poètes, lors qu’elle lit un poème dédié à sa mère gravement malade. Les membres de ce coin sont très différents les uns des autres et cela donne des poèmes et des séances de lectures variées où s’entremêlent tristesse, humour, amour ou gourmandise. Les mots sont un puissant moteur pour s’exprimer, alléger les maux de l’âme, laisser aller le trop plein d’émotion qui déferle en soi. Dans chacun de mes mots représente, pour moi, une petite ode à l’écriture, à la puissance de l’expression écrite. Sam évolue beaucoup grâce à ces rencontres au coin des poètes. Elle prend confiance en elle et devient de plus en plus elle-même.

La chute du récit m’a beaucoup surprise, car je n’ai commencé à avoir des doutes que deux ou trois pages avant la révélation. Je n’ai pas l’habitude de relire des romans, mais je pense bien que je vais relire celui-ci un jour. Je ne voulais pas quitter cet univers dans lequel je me sentais bien. Dans chacun de mes mots est un réel petit bijou et je ne peux que vous dire de foncer en espérant que la magie de la plume de Tamara Ireland Stone opère pour vous comme elle m’a envoutée.

Quelques citations :

« Ces murs entendent
ma voix comme
personne d’autre.
Offre à mes
mots un abri
où se réfugier.
Applaudissent, acclament, écoutent.
Changent ma vie
Pour le meilleur.
Eux seuls les
entendent, du premier
au dernier mot. »

Girl Online de Zoe Sugg

Auteure : Zoe Sugg

Éditeur : La Martinière Fiction J.

Genre : Jeunesse/Littérature jeunes adultes/Littérature contemporaine

Nombre de pages : 350 p.

Quatrième de couverture :

Gaffeuse et réservée, Penny a le don de se mettre dans des situations embarrassantes. Derrière la jeune fille maladroite, pourtant, se cache la très populaire blogueuse Girl Online, qui confie ses rêves et ses secrets sur le net. Grâce au succès de son blog, Penny prend peu à peu confiance en elle, et la vie lui paraît soudain plus facile. Si bien qu’un jour, à New York avec ses parents, elle s’autorise à croire au grand amour. Mais l’élu de son cœur ne lui a pas tout dit. Et ce n’est pas n’importe quel garçon. Penny n’est pas au bout de ses surprises…

Mon avis :

Ce qui m’a tout de suite attirée dans ce livre est l’univers du blogue. Ce roman met en scène une jeune adolescente nommée Penny qui écrit un blogue de manière anonyme fin de posséder son endroit à elle, une place où elle peut s’exprimer en toute liberté et sincérité sans aucune contrainte. Elle y parle de manière personnelle de sa vie quotidienne qui n’est pas toujours facile, car Penny est une gaffeuse de première ordre ( comme moi :-)) et l’adolescence n’est pas toujours une période de tout repos. Pour moi, ce roman ramène à la base de la raison pour laquelle écrire un blogue, soit s’exprimer avec sincérité, ce qui représente une valeur vraiment primordiale pour moi que j’essaie d’appliquer dans l’écriture de mon propre blogue. D’ailleurs, le lecteur a droit à quelques articles de blog dans lesquels Penny parle de l’amour, de l’amitié (celle qui s’effrite entre elle et sa meilleure amie d’enfance), de ce qu’elle vit et j’ai ressenti une belle sincérité dans ses questionnements à elle et j’ai beaucoup aimé la manière dont les lecteurs de son blogue la supporte.

He oui, que serait-t’on en tant que blogueurs sans nos chers lecteurs, car si on écrit d’abord pour soi, on écrit aussi pour être lu et partager notre expérience avec les autres et c’est toujours gratifiant de recevoir des commentaires de nos lecteurs. Penny a une belle relation avec ses lecteurs qui sont là pour elle et vivent des expériences similaires à cette dernière. À travers ce roman, on voit aussi tout le revers de la médaille de ce monde virtuelle qu’est Internet et que sont les réseaux sociaux. En un seule clique, nous pouvons détruire la vie de quelqu’un en envoyant sur Internet un commentaire mesquin, une vidéo compromettante mettant en scène cette personne. Je trouve qu’il faut faire attention à ce qu’on dit sur les réseaux sociaux, car c’est tellement facile de se cacher derrière le virtuel et de blesser ou rabaisser quelqu’un. Les réseaux sociaux ont un énorme impact sur le plan social et il faut que les gens soient conscientisés à cet influence des médias sociaux et d’Internet.

Dans ce roman, Penny apprend à ses dépends l’énormité de cet influence des médias sociaux, mais cela lui apportera également du positif dans sa vie. En effet, un voyage à New-York lui fera rencontrer le grand amour, prendre confiance en elle et affronter ses peurs. Penny a eu un accident de voiture qui l’a énormément marqué et dont elle garde des séquelles. Elle éprouve des crises d’angoisse en voiture et Noah, de qui elle tombera amoureuse à New-York lui fera baisser ses barrières et affronter ses peurs. L’évolution de la jeune fille timide, angoissée et insécure en une jeune femme confiante, sûre d’elle, courageuse et qui ose est belle à voir dans ce roman qui comporte certes quelques clichés, mais qui se lit comme un charme et dans laquelle toute jeune adolescente peut se retrouver. Noah est un personnage que j’ai adoré dans le roman, doux, à l’écoute, charmant et mystérieux en même temps. Il cache un secret qu’il ne veut dévoiler à Penny, mais je dois avouer que je me suis doutée de ce secret au fil du roman. Les personnages qui gravitent autour de Penny sont tous intéressants, dont notamment sont grand-frère qui m’a touché par ce qu’il a fait et était prêt à faire pour Penny lorsque tout s’écroulait dans son monde et son meilleur ami Elliot avec qui Penny partage tout.

Bref, Girl Online est un roman rempli d’humour et de sincérité qui m’a fait beaucoup réfléchir sur l’influence d’Internet dans nos vie. J’ai lu ce roman en un clin d’œil et je ne peux que vous le conseiller si vous avez envie d’une histoire à la fois légère, qui vous replonge dans votre propre adolescence.

 Quelques citations :
                                                                                                                                                                                  « En attendant ce jour béni, je vais déjà tâcher d’être moi-même sur ce blog. J’y raconterai ce qui me chante…et j’adorerais que vous (qui que vous soyez) en fassiez autant. On sera ici entre nous, ce sera notre petit coin de web, un endroit où il est permis de parler de ce qu’on ressent vraiment en tant qu’adolescente ».
                                                                                                                                                                                « Océane la Battante. Mon nouveau pseudonyme tourne dans ma tête. Je m’imagine en super héroïne de bande dessinée, arborant un body bleu-vert et une cape de même couleur. Mes longues boucles auburn descendent très bas dans mon dos…»
                                                                                                                                                                              « Je suis Océane la Battante », je me répète et incroyable mais vrai, les battements de mon cœur s’apaisent et ma gorge se dénoue légèrement ».

À tous les garçons que j’ai aimés…, de Jenny Han

Couverture Les amours de Lara Jean, tome 1 : À tous les garçons que j'ai aimés...
Auteure : Jenny Han

Éditeur : Panini Books (Scarlett)

Genre : Jeunesse/Littérature jeunes adultes/Littérature contemporaine

Nombre de pages : 480 p.

Quatrième de couverture :

Lara Jean Song conserve ses lettres d’amour dans une boîte à chapeau que sa mère lui a donnée. Ce ne sont pas des lettres qu’elle a reçues, ce sont celles qu’elle a écrites. Une pour chaque garçon qu’elle a aimé. Lorsqu’elle écrit, elle ose ouvrir son cœur et dire toutes les choses que jamais elle n’exprimerait dans la vraie vie, car ses lettres ne sont que pour elle. Jusqu’au jour où Lara découvre que ses lettres secrètes ont toutes été postées… Elle doit soudain faire face à son passé amoureux, la situation devient vite hors de contrôle mais qui sait ? Quelque chose de positif pourrait ressortir de ces lettres, après tout.

Mon avis :

La jolie couverture de ce roman a tout de suite attiré mon attention quand je l’ai vue en librairie, soit une jeune fille qui écrit dans son lit. Je me suis vue dans cette image. Après avoir lu la quatrième de couverture, j’ai su qu’il me fallait absolument ce roman. Il s’agit de l’histoire d’une adolescente qui écrit des lettres d’amour aux garçons qu’elle a aimé pour mettre un terme à cet histoire d’amour dans son cœur et dans sa tête afin de pouvoir passer à autre chose et démarrer le chapitre suivant de sa vie. Ces lettres finissent par être envoyées à chacun des garçons sans qu’elle sache comment ni pourquoi. Sans même avoir commencé ma lecture, je m’imaginais déjà des tonnes de scénarios, de situations et de quiproquos liés à l’envoi de ces lettres. J’avais hâte de voir la manière dont réagirais chacun des garçons à la réception de ces lettres. Néanmoins, j’ai été un peu déçue, car parmi les 5 garçons, deux sont vraiment présent dans le récit. Je me serais attendu à une histoire plus complexe, avec plus d’actions, de revirements, de quiproquos, mais je trouve que dans ce cas ci, la simplicité du récit apporte une certaine beauté dans l’histoire et je ressort de ma lecture enchantée, bien qu’il ne le faut pas se le cacher, l’histoire est très prévisible.

Je me suis beaucoup reconnue dans le personnage principal de ce roman, Lara Jean Song. C’est une jeune femme rêveuse, réservée et introvertie, qui n’a jamais eu vraiment une vraie relation amoureuse avec un garçon, mais qui s’imagine en quelque sorte ce qu’est l’amour. J’avoue que je suis un peu comme elle, souvent, je vis ma vie à travers les livres, les films, le rêve et j’ai de la difficulté à réellement vivre, à passer à l’action et prendre des risques en raison de certaines peurs qui m’habitent, mais je me dirige de plus en plus vers l’action, vers la réalisation de ce que je désire réellement dans le vie et j’en suis fière. Ce roman m’a rappelé que je me dirige vers la bonne voie et cette citation montre bien que la réalité surpasse la fiction, notamment en ce qui a trait à l’amour : « Ce n’est pas comme dans les films. C’est mieux, parce que c’est vrai ». D’ailleurs, Lara Jean Song va beaucoup évoluer au cours du récit à travers sa relation avec Peter, un des 5 garçons à qui elle a écrit une lettre. Elle va devenir plus sûre d’elle, prendre des risques et s’affirmer davantage tout en assoyant sa personnalité. Au début du roman, je trouvais qu’elle se reposait trop sur sa grande soeur Margot, qu’elle se définissait en se comparant à cette dernière qu’elle voit comme parfaite. Je dois avouer que ça m’énervait et que pour cette raison, je n’aimais pas beaucoup le personnage de Margot, mais j’ai fini par l’apprécier.

Du côté des autres personnages, j’ai eu un véritable coup de cœur pour Peter. J’aime ce type de personnage qui sont plus qu’il n’y paraît. Sous air de beau gosse que rien n’affecte se cache un garçon attentionné, sensible, gentil… J’ai aimé tout au fil du roman la façon dont il traite Lara Jean, les petits mots qu’ils lui écrits, malgré que cette dernière est loin d’être simple parfois. Par exemple, à un certain moment du récit, lorsque la rumeur coure que Lara Jean a couché avec Peter, j’ai trouvé que celle-ci réagit de manière excessive et qu’elle saute vite aux conclusion au lieu de lui faire confiance et d’en parler avec lui. Également, j’ai adoré la manière dont Peter se comporte avec Kitty, la petite sœur de Lara Jean. D’ailleurs, cette petite sœur qui a du caractère, de la répartie et de l’humour a su me charmer. Malgré son plus jeune âge, elle sait ce qu’elle veut, notamment un petit chien, et elle fait tout pour l’obtenir. Elle m’a fait rire, car j’ai ce même petit caractère butée quand je désire quelque chose. Vive la persévérance :-) Les trois sœurs Song sont très différentes les unes des autres et le lien fort qui les unit est très beau à voir.

Malgré la prévisibilité du roman, j’ai passé un très beau moment. L’écriture de Jenny Han est fluide, légère. Elle sait insuffler à son récit juste ce qu’il faut d’émotion, de vérité. Elle est entrée avec brillo dans le monde de l’adolescence, avec tout ce que cela comporte de questionnement, de recherche d’identité. C’est avec plaisir que je lirai la suite de ce roman.

Quelques citations :

L’amour, c’est effrayant, c’est changeant, ça peut disparaître. Mais c’est un risque à prendre.

On passe des années à espérer que quelque chose se produise, que quelqu’un nous remarque, et du jour au lendemain, c’est fini.

 

Nos âmes jumelles, tome 1 de Samantha Bailly

Auteure : Samantha Bailly

Éditeur : Rageot

Genre : Jeunesse/Littérature jeunes adultes/Littérature contemporaine

Nombre de pages : 311 p.

Quatrième de couverture :

Sonia est la plume, Lou le crayon. Ensemble, elles inventent, osent, racontent, décrivent…
Y seraient-elles parvenues l’une sans l’autre ?
De virtuel sur un forum, leur duo peut-il leur faire vivre une amitié réelle ?

Mon avis :

Voilà un bon moment que je n’avais pas lu un seul roman, pour ne pas dire une éternité, soit environ 9 mois. Ce roman était tout indiqué pour me redonner le goût à la lecture. L’un des deux personnages principaux, Sonia Pradier, est une adolescente qui rêve de devenir écrivaine. Ce personnage ma beaucoup interpellée, car je crois qu’en plusieurs amatrices de lectures se cachent des personnes qui adorent l’écriture et qui aimeraient publier un livre. En tout cas, c’est mon cas :-) Ça m’a ramené à ma propre adolescente durant laquelle j’écrivais des poèmes, des débuts de romans jamais terminés. Je me souviens de ma fierté quand un de mes poèmes a été publié dans la revue de mon école. Bref, ce roman m’a rappelé de beaux souvenirs et m’a ramené à mon propre rêve de publier mes écrits un jour.

Pour moi, Nos âmes jumelles propose une belle réflexion sur le rêve. Sonia souhaite publier ses écrits, et Lou, ses dessins et les deux protagonistes vont allier leur passion pour réaliser ce rêve. Tout au fil du roman, le lecteur peut sentir cette passion qui les animent et tout le travail qu’elles investissent dans celle-ci. Pour réaliser un rêve, il faut travailler fort, ne jamais cesser de croire en ce rêve et se donner les moyens de le réaliser. C’est ce que Lou et Sonia accomplissent. D’ailleurs, cette phrase que dit un professeur à Sonia m’a beaucoup touchée : « N’oubliez jamais que vous pouvez briller, mademoiselle Pradier». Je garde précieusement cette petite phrase en mémoire, car il faut toujours croire en soi.

Quand j’ai commencé la lecture de ce roman, je m’attendais à une belle histoire d’amitié, mais je ne pensais vraiment pas à être autant touchée par celle-ci. Lou et Sonia se complètent, se poussent à aller plus loin dans leur vie personnelle. Par exemple, Lou n’a pas beaucoup d’amis, pour ne pas dire du tout. Elle ne va jamais à des fêtes avec des jeunes de son âge. Sonia pousse Lou à sortir un peu de sa coquille en lui apprenant à se maquiller et en l’amenant dans une fête durant laquelle Lou s’amuse, agit comme une fille de son âge. Les deux filles ne se jugent jamais l’une l’autre, ne sont pas en compétition, mais s’entraident, se confient et se dévoilent l’une à l’autre. Elle constituent une équipe réunie par leur passion respective. J’ai beaucoup appréciée cette dynamique entre elles, car c’est un peu comme cela que je vois l’amitié. À chaque chapitre du roman, le lecteur suit alternativement le quotidien de Lou et Sonia. Le lecteur en apprend plus sur leur vie personnelle, sur les épreuves qu’elles vivent, et ce, de manière très réaliste et mature. Je me suis d’autant plus attachée à ces deux adolescentes. Je crois que tout le monde aimerait vivre une amitié comme la leur.

Côté écriture, je dirais que c’est très moderne, simple et directe. Il y a les échanges entre Lou et Sonia via le Forum Trames, la messagerie Facebook, etc. Les réseaux sociaux, Internet sont donc des thèmes très présents dans le roman. D’ailleurs, le roman pose une réflexion sur les réseaux sociaux. Il faut être prudent, car on ne sait jamais qui se cache derrière l’écran… Je ne vous en dévoilerai pas plus là-dessus chers lecteurs et lectrices.

Bref, pour ma première incursion dans l’univers de Samantha Bailly, j’ai dévoré ce roman et je dois vous avouer que je n’y trouve pas vraiment de points négatifs. Il a su me divertir, me faire réfléchir et me faire rêver, alors, que demander de plus. Un roman léger, doudou, qui fait redonner espoir en nos rêves.! À mettre entre toutes les mains :-)

Quelques citations :

« Une règle se confirme au fil du temps,
Que j’aurais aimé connaître à l’époque.
Les tendances s’inversent avec les années.
Les populaires deviennent impopulaire.
Les impopulaires deviennent populaires. »

– Dis, Lou, tu te souviens de notre première rencontre ? Je veux dire, de la première fois où nous avons discuté toi et moi ? Si on m’avait dit que, ce jour-là, je venais de t’ouvrir une fenêtre sur ma vie, que nos histoires seraient liées aussi longtemps, je ne l’aurais pas cru.
– Tu sais, Sonia, tu as toujours été la plus forte de nous deux. la plus souriante, la plus lumineuse. A côté de toi, je me suis souvent sentie sombre, très sombre. J’imagine que c’est ce mélange de noir et de blanc qui a permis que nous en soyons là aujourd’hui.

« N’oublie pas, canalise ton énergie. La vie peut être rude, donner des coups, mais il faut les lui rendre »