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Ne ramenez jamais une fille du futur chez vous, tome 1 de Nathalie Stagier

Couverture Ne ramenez jamais une fille du futur chez vous, tome 1Auteure : Nathalie Stagier

Éditeur : Éditions Syros

Genre : Littérature jeunesse / Littérature jeunes adultes / Science fiction

Nombre de pages : 426 p.

Quatrième de couverture :

Ne ramenez jamais une fille du futur chez vous…
… parce que pour elle, votre monde ressemble au Moyen Âge.
… parce qu’elle sera envahissante, agaçante, imprévisible.
… mais surtout, parce qu’elle détient un secret terrible. Et c’est à vous qu’elle va le confier.

Mon avis :

Déjà en librairie, le titre de ce roman m’a beaucoup intriguée. Qui est cette fille du futur? À quoi ressemble le futur de ce roman? Quels problèmes cette fille du futur va t’elle causer à la famille qui va l’héberger? Les questions affluaient de toutes parts dans ma tête sans même que j’ai lu une seule ligne du roman ou de la quatrième de couverture. Ni de une, ni de deux, j’ai acheté ce roman. Je présentais que ce serait une lecture originale, différente de ce que je lis habituellement et je ne me suis pas trompée. Nathalie Stagier mêle habilement aventure, suspense, réalisme et humour. J’ai tournée les pages de ce roman sans même m’en rendre compte.

L’intrigue se déroule à notre époque, ou dans un future proche de notre époque, soit en 2019. Andréa, une lycéenne tout ce qu’il y a de plus ordinaire remarque un groupe de filles pas comme les autres qui traînent devant son lycée. Plus tard, elle revoit l’une des filles de ce groupe, seule et qui semble désemparée. Andréa cherchera à l’aider et prendra cette jeune femme du nom de Pénélope sous son aile. Cette dernière lui confiera qu’elle vient du futur, de l’an 2187 et qu’elle est incapable de retourner à son époque, bien que cela semble difficile à croire.

Pour moi, les personnages sont une grand force de ce roman. Pénélope est décrite comme une adolescente d’une beauté rare, mais sous cette apparence parfaite, le lecteur se rend vite compte de ses imperfections et combien il n’est pas facile pour elle de s’adapter dans ce monde tout à fait nouveau.  Pénélope agit bizarrement parfois, comme lorsqu’elle agresse un policier qui cherche seulement qu’à l’aider, et elle peut paraître hautaine dans ses réponses à certaines personnes, surtout aux garçons. J’ai eu du mal à cerner ce personnage, qui est facile à détester, mais plus j’ai appris à la connaître, plus je l’ai aimée, car elle a été élevée d’une manière totalement différente avec des valeurs qui entrent en conflit avec celles de l’époque d’Andréa. Malgré cela, Pénélope a bon cœur et une belle amitié naît entre elle et Andréa au fil du récit. Andréa montre une ouverture d’esprit et une loyauté indéfectible envers Pénélope, alors qu’elle aurait pu la laisser tomber maintes fois et avec raison. Andréa est intelligente, authentique, pas superficielle du tout en comparaison avec d’autres adolescentes de son âge. Elle rêve de voyager et d’apprendre et c’est ce qui m’a charmée chez elle.

L’auteure sème avec parcimonie des informations sur l’époque de Pénélope, le futur, et j’ai trouvé intéressant de constater que l’humanité avait reculé à certains égards, alors qu’on aurait pu pensé qu’elle aurait évolué et serait bien meilleure que l’époque actuelle. Le futur n’est guère aussi reluisant que le lecteur aurait pu penser et cela m’a fait réfléchir à notre monde et à la manière dont il évolue. Avec le terrorisme, l’environnement qui se dégrade, la violence omniprésente, je ne crois pas que notre monde évolue toujours dans le bon sens, à l’instar du futur présenté dans le roman.

En somme, c’est un roman que je ne pensais pas aimé autant au départ et qui m’a agréablement surprise. L’action est omniprésente et la quête pour sauver l’humanité qui se faufile est très intéressante et apporte une bonne touche de suspense au récit. Découvrez ce futur sans attendre.

Quelques citations :

« – Ça ne vous dérange pas que Pénélope soit une fille du futur ? Vous ne trouvez pas ça incroyable ?
– Des choses incroyables , j’en voit tous les jours . Des gens à la rue dans une société qui pourrait leur permettre de vivre dignement, par exemple . »

« Si les hommes étaient aussi petits que Yoan , ils seraient obligés de nous obéir . Ce serait eux qui feraient le ménage .[…]
Les hommes pourraient aussi s’occuper des bébés et des jeunes enfants pendant que les femmes se consacreraient à leur métier . […], ils pourraient fournir un vrai travail de façon discrète et efficace . Evidemment , ils feraient tout ça sans être payés, sinon ça reviendraient trop cher .
– Ça ne te gênerait pas que les êtres humains soient traités comme des personnes de seconde zone ?
Pénélope rit.
– Tu exagères ! Nous serions gentilles avec eux . Tiens, nous pourrions même être galantes, puisque la galanterie leur plaît . On leur tiendrait la porte , on les laisserait s’assoir dans les autobus et on porterait leurs courses quand ils seraient vieux . Peut-être même qu’ils auraient le droit de vote ! »

« -[…] De toute façon ma vie est foutue . Je suis coincée dans ton époque de merde .
– Attention , fais-je remarquer , tu commences à parler comme moi .
– Je sais, c’est horrible . Je me médiévalise. »

Aux délices des anges de Cathy Cassidy

aux délices des anges

Auteure : Cathy Cassidy

Éditeur : Éditions Nathan

Genre : Littérature jeunesse

Nombre de pages : 220 p.

Quatrième de couverture :

Je m’appelle : Anya
Mon âge : 13 ans
Je suis : tout juste arrivée de Pologne
Mon style : vieil uniforme acheté d’occasion
Je rêve : de commencer une vie géniale en Angleterre
Mon problème : rien ne se passe comme prévu, ni la vie en Angleterre, ni ma relation avec Dan, ce garçon rebelle pour qui je craque malgré moi…

Mon avis :

Chaque année, dans le temps des fêtes, je prends plaisir à regarder de bons films de Noël dans lesquels la magie règne sur un fond de joie et de miracles sous de jolis flocons blancs. J’aime l’ambiance de ces films qui me font retourner en enfance à une époque où dans mon cœur de petite fille, le père-Noel existe.

J’ai retrouvé cette atmosphère féerique des contes de Noël dans Aux délices des anges de Cathy Cassidy. Cette auteure a le don de transformer une histoire simple en une fable extraordinaire qui font croire aux miracles et en la beauté du monde qui nous entoure, et je dois dire que ça fait du bien à l’heure où le terrorisme fait beaucoup de dégâts.

Je décrirais la plume de Cathy Cassidy comme  simple, légère comme les flocons parant lentement les arbres d’un blanc immaculé, juste et bien dosée. Je trouve qu’elle n’en met jamais trop. Elle emploi les mots justes et met ce qu’il faut d’émotion à son récit pour que le lecteur y croit.

Jusqu’à présent, j’ai lu cinq tomes de la saga Les filles aux chocolats et chaque fois, à mon avis, la plume de Cathy Cassidy réussit à me transporter hors du temps pour quelques heures et je referme le livre avec l’impression de me réveiller après un beau rêve. Aux délices des anges ne fait pas exception.  Je sais que certains lecteurs peuvent être rebutés par le côté jeunesse des romans de Cathy Cassidy, mais je crois qu’il faut les lire avec notre cœur d’enfant et laisser notre part, parfois trop analytique et rationnel, de côté.

Mon personnage favori de ce roman est sans conteste Dan, un ami d’école d’Anya, la protagoniste principale du récit. Il a une personnalité complexe, rien n’est tout blanc ou tout noir avec lui. Il s’agit d’un démon aux ailes d’ange comme il est si bien décrit dans le récit. Il est capable de faire preuve de la plus grande gentillesse comme de méchanceté et d’hypocrisie. Il vit une situation familiale difficile. Il accepte mal le départ de son père ainsi que la séparation de ses parents, ce qui lui fait commettre des actes irréfléchis, et ce, parfois aux dépens d’Anya, dont il tombe amoureux et qui est sensible au charme du jeune homme. J’adore ce type de personnage.

Ce que je retiens surtout de ce roman est la manière dont l’esprit d’entraide peut déplacer parfois des montagnes. Alors que Dan fugue et que sa mère Karen s’inquiète et ne peut faire tourner le salon de thé familiale, la famille d’Anya lui vient et aide et chaque membre met la main a la pâte pour l’aider dans cette épreuve bouleversante. C’est la période des fêtes et le salon de thé est très achalandé. La famille d’Anya met tout en œuvre pour que le salon de thé continue à tourner. J’ai toujours cru que le bien engendre le bien. Peut-être suis-je un peu naïve, mais ce récit l’illustre à merveille. Quand on en a le pouvoir, pourquoi ne pas rendre les gens heureux?

Finalement, à travers les thèmes de l’immigration, de l’intégration, de l’amitié et de l’entraide, Cathy Cassidy rappelle aux lecteurs des valeurs essentielles et illustre ce qu’est véritablement l’esprit de communauté et la manière dont de petits gestes peuvent compter beaucoup pour d’autres. Petits et grands trouveront certainement leur compte dans cette belle fable.

Quelques citations :

« Et puis la chance, ça se partage. Plus on la propage, plus on en reçoit en retour ».

« Partir n’était pas la solution. On ne peut pas fuir la réalité, n’est-ce pas ? Le mieux, c’est de l’affronter aussi bravement que possible ».

« Ce soir-là, je commence à croire aux miracles.
Rien n’a changé, et pourtant tout est différent… grâce à un garçon aux ailes d’ange ».

 

 

Dans chacun de mes mots de Tamara Ireland Stone

dans chacun de tes motsAuteure : Tamara Ireland Stone

Éditeur : Hugo & Roman New Way

Genre : Jeunesse/Littérature jeunes adultes/Littérature contemporaine

Nombre de pages : 311 p.

Quatrième de couverture :

Sam est envahie d’angoisses qu’elle n’arrive pas à contrôler. Chaque acte, chaque prise de parole est un véritable calvaire. Pas évident quand on fait partie d’un groupe où tout fashion faux pas fait l’objet d’un raz-de-marée de critiques !

Mais un jour, Sam rencontre Caroline… Très vite, sa nouvelle amie lui fait découvrir un lieu secret du lycée : le Coin des Poètes, où chacun peut réciter ses créations. Peu à peu, Sam se prend presque à se sentir « normale ».

Mais pourquoi, AJ, le mystérieux guitariste du groupe, semble-t-il ne pas accepter sa présence ? Sam devra-t-elle une fois de plus tout remettre en question?

Mon avis :

Voilà quelques mois que j’ai lu ce roman, mais j’en garde encore un souvenir précieux. Il m’a fait vivre une panoplie d’émotions, ce que je recherche quand je lis un roman. Ce fut un véritable coup cœur comme je n’en avait pas eu depuis un bon moment. J’ai lu ce roman en une seule journée et je ne pouvais le refermer sans l’avoir terminé. J’étais bien dans cet univers rempli de poésie et d’émotions. J’avoue que j’avais quelques appréhensions en lisant la quatrième de couverture. J’avais peur de la manière dont les crises d’angoisses, dont la maladie de l’héroïne allaient être traitées et que l’histoire d’amour prenne trop de place dans le récit ou soit tout simplement banale. J’ai même failli ne pas acheter ce livre. Toutes mes appréhensions sont rapidement disparues au fil de ma lecture.

Je me suis attachée facilement à Samantha ou Sam pour ses amies. La maladie dont elle souffre est difficile à expliquer. Sam a des troubles obsessionnels compulsifs et est envahie de pensées noires qu’elle peine à contrôler. Elle fait partie d’un groupe de filles populaires au lycée à qui elle cache sa maladie. Sam essaie d’avoir l’air la plus normale possible, mais cela représente une lutte au quotidien et le lecteur ne peut qu’admirer tous les efforts que cette dernière déploie. L’arrivée de Caroline dans sa vie va tout simplement bouleverser son existence. C’est le genre d’amie qui a une fois inébranlable en nous et qui nous pousse à aller plus loin, à nous dépasser. Il s’agit de la petite voix qui nous souffle à l’oreille, qu’il ne faut pas lâcher, que nous sommes capables dans les moments difficiles. Le lecteur ne peut qu’apprécier Caroline qui pousse Sam à affronter ses peurs, à persévérer. Elle est toujours là dans les moments où Sam a le plus besoin d’elle. Elle lui fait notamment découvrir un lieu qui va totalement transformer la vie de Sam, le coin des poètes.

Que dire de ce merveilleux coin des poètes? Il s’agit d’un lieu pour moi magique. Je m’imaginais aisément dans cette pièce avec les murs tapissées de poèmes de tous les genres, en train de me laisser emporter par les mots des autres. Comme j’aurais aimé qu’un tel coin existe quand j’étais à l’école. J’ai adoré tous les moments associé à ce lieu dans le récit. J’ai vécu comme si j’y étais, l’angoisse de Sam quand elle a dû lire son premier poème devant les membres de ce coin et j’ai ressenti toute la tristesse d’Émilie, une des membres du coins des poètes, lors qu’elle lit un poème dédié à sa mère gravement malade. Les membres de ce coin sont très différents les uns des autres et cela donne des poèmes et des séances de lectures variées où s’entremêlent tristesse, humour, amour ou gourmandise. Les mots sont un puissant moteur pour s’exprimer, alléger les maux de l’âme, laisser aller le trop plein d’émotion qui déferle en soi. Dans chacun de mes mots représente, pour moi, une petite ode à l’écriture, à la puissance de l’expression écrite. Sam évolue beaucoup grâce à ces rencontres au coin des poètes. Elle prend confiance en elle et devient de plus en plus elle-même.

La chute du récit m’a beaucoup surprise, car je n’ai commencé à avoir des doutes que deux ou trois pages avant la révélation. Je n’ai pas l’habitude de relire des romans, mais je pense bien que je vais relire celui-ci un jour. Je ne voulais pas quitter cet univers dans lequel je me sentais bien. Dans chacun de mes mots est un réel petit bijou et je ne peux que vous dire de foncer en espérant que la magie de la plume de Tamara Ireland Stone opère pour vous comme elle m’a envoutée.

Quelques citations :

« Ces murs entendent
ma voix comme
personne d’autre.
Offre à mes
mots un abri
où se réfugier.
Applaudissent, acclament, écoutent.
Changent ma vie
Pour le meilleur.
Eux seuls les
entendent, du premier
au dernier mot. »

Audrey retrouvée de Sophie Kinsella

Audrey retrouvée par KinsellaAuteure : Sophie Kinsella

Éditeur : Pocket Jeunesse

Genre : Jeunesse/Littérature jeunes adultes/Littérature contemporaine

Nombre de pages : 299 p.

Quatrième de couverture :

Audrey a 14 ans. Elle souffre de troubles anxieux. Elle vit cachée derrière ses lunettes noires, recluse dans la maison de ses parents à Londres.

Ça, c’était avant.

Avant que Dr Sarah, son psychiatre, lui demande de tourner un film sur sa famille, pour voir la vie d’un oeil nouveau : celui de la caméra.

Avant que Linus, un copain de son frère, débarque. Avec son grand sourire et ses drôles de petits mots griffonnés sur le coin d’une feuille, il va pousser Audrey à sortir. Et à redécouvrir le monde…

Mon avis :

Audrey retrouvée est le premier roman jeunes adultes de Sophie Kinsella, pour lequel l’auteure a choisi un sujet sensible : le harcèlement scolaire. Elle l’aborde avec finesse sous l’angle de la reconstruction, de la vie après avoir subie une telle épreuve. L’action ne se situe pas, comme dans bien d’autres romans, à l’école, où  le  lecteur est témoin de l’intimidation, du harcèlement ou des messes basses que subie la protagoniste. Je trouve que c’est là que réside toute l’originalité du roman, qui montre la suite des événements, ce qui ce passe après, une fois que le harcèlement est chose du passée.

Dans Audrey retrouvée, le lecteur n’a qu’une vague idée de ce qu’a subie Audrey, le personnage principal et cela n’est pas si important au final. Les filles qui l’ont harcelée ont été suspendues de l’école. Audrey fait l’école à la maison en attendant d’être prête à intégrer une nouvelle école. Elle vit recluse chez elle, éprouvant une phobie sociale, se cachant sous ses lunettes noires, incapable de regarder qui que ce soit dans les yeux, même ses parents. Pour ma part, je crois qu’on parle rarement de tous les efforts qu’une personne doit effectuer et des obstacles qu’elle doit surmonter pour remonter la pente après avoir été victime de harcèlement, car les conséquences sont parfois et souvent terribles et détruisent une personnes. Ce livre représente pour moi une reconquête de soi que Sophie Kinsella met en scène de manière sublime.

Cette reconquête de soi passe par des personnages aussi colorés les uns que les autres. D’abord, Frank, le plus vieux des deux petits frères d’Audrey est un mordu de jeux vidéos qui veux participer à un concours dont le prix final est de six millions dollars. Sa mère Anne, qui se fit aux articles du Daily Mail pour éduquer sa famille, essaie tant bien que mal de le convaincre de se consacrer à autre chose qu’aux jeux vidéos, mais c’est sans compter sur la détermination et l’ingéniosité de Frank qui est prêt à tout afin de s’entraîner pour le concours. Frank m’a beaucoup fait rire tout au long du récit. Il est vif d’esprit et la manière qu’il a de répondre à sa mère est hilarante, notamment quand cette dernière l’emmène courir avec elle pour lui faire faire un peu d’exercice et qu’il la prend à son propre jeu. Je souriais à pleine dent assise dans mon lit.

Frank m’a également touchée par l’amour qu’il porte à sa sœur et la manière qu’il a de la supporter dans l’épreuve qu’elle traverse. Par exemple, lorsque Audrey va dans un café rencontrer l’une des harceleuses de son ancienne école qui souhaite lui demander pardon, Frank l’accompagne et alors que la conversation tourne au vinaigre, il la défend  et est là pour elle. D’ailleurs, on sent que toute la famille d’Audrey la supporte dans son épreuve, la laisse évoluer à son rythme sans lui mettre de pression. L’amour règne dans cette famille et cela transparaît tout au fil de ce récit rempli d’humour, car le roman ne manque pas d’humour croyez-moi. La mère d’Audrey, Anne, m’a également fait beaucoup rire avec ses réactions excessives parfois, comme vouloir jeter l’ordinateur de Frank par la fenêtre sous le regard de tous les voisins, pour finalement chercher à comprendre le jeu vidéo auquel s’adonne son fils.

Mon personnage préféré d’entre tous est Linus, le meilleur ami de Frank. J’ai adoré la façon qu’il a de ne pas juger Audrey, et d’essayer d’entrer dans sa bulle petit à petit. Il commence par lui écrire de petits mots sur un papier, Audrey lui répond, et grâce à lui, sort de sa coquille et commence à sortir en dehors de la maison avec Linus. Linus est d’une gentillesse exemplaire, mais il a aussi du cran et de l’humour à revendre et c’est ce que j’apprécie chez lui. Il donne des petits défis comiques à Audrey pour la forcer à parler à des inconnus. L’évolution d’Audrey est vraiment belle à voir et je crois que cela montre que la vie est faite de hauts et de bas, mais peu importe ce qui arrive, il est possible d’avancer et de s’en sortir. La vie nous apporte son lots d’épreuves que l’on peut surmonter.

Audrey retrouvée est un roman tout simplement génial qui fait du bien à l’âme. Le lecteur sort de sa lecture le cœur attendrie et l’âme rempli d’espoir. Le récit est très mature malgré sa vocation jeunes adultes et si Sophie Kinsella publie un autre roman de ce genre, je serai assurément au rendez-vous. Il s’agit d’un roman parfait pour l’été si vous voulez un récit léger, drôle, à la fois intelligent et bien emmené.

Quelques citations :

« Je crois que j’ai compris que la vie consiste à grimper, perdre pied, tomber et se remettre d’aplomb. C’est pas grave si vous glissez en arrière, du moment que vous gravissez la pente. On ne peut pas espérer mieux. Une lente et incertaine ascension. »

« Les parents contrôlent l’usage des nouvelles technologies et le temps d’utilisation des appareils électroniques à la maison, ils limitent les jeux vidéo et les réseaux sociaux, mais dès que leur ordinateur part en vrille, ils braillent comme des bébés : « Il est parti où mon document ? » « J’arrive pas à ouvrir Facebook. » « Comment je fais pour télécharger la photo? » « Je double clique ? Quoi ? Comment ça ? »
Et là, qui appellent-ils au secours ? »

« Le problème, c’est que la dépression ne s’accompagne pas de symptômes, comme des petits boutons ou de la fièvre, alors au début, on ne se rend pas compte. On continue à répondre « tout va bien » alors que, au fond, ça ne va pas du tout. On se dit qu’on n’a aucune raison d’aller mal. Et on se répète sans arrêt : « mais pourquoi est-ce que je me sens si mal ? »

Girl Online de Zoe Sugg

Auteure : Zoe Sugg

Éditeur : La Martinière Fiction J.

Genre : Jeunesse/Littérature jeunes adultes/Littérature contemporaine

Nombre de pages : 350 p.

Quatrième de couverture :

Gaffeuse et réservée, Penny a le don de se mettre dans des situations embarrassantes. Derrière la jeune fille maladroite, pourtant, se cache la très populaire blogueuse Girl Online, qui confie ses rêves et ses secrets sur le net. Grâce au succès de son blog, Penny prend peu à peu confiance en elle, et la vie lui paraît soudain plus facile. Si bien qu’un jour, à New York avec ses parents, elle s’autorise à croire au grand amour. Mais l’élu de son cœur ne lui a pas tout dit. Et ce n’est pas n’importe quel garçon. Penny n’est pas au bout de ses surprises…

Mon avis :

Ce qui m’a tout de suite attirée dans ce livre est l’univers du blogue. Ce roman met en scène une jeune adolescente nommée Penny qui écrit un blogue de manière anonyme fin de posséder son endroit à elle, une place où elle peut s’exprimer en toute liberté et sincérité sans aucune contrainte. Elle y parle de manière personnelle de sa vie quotidienne qui n’est pas toujours facile, car Penny est une gaffeuse de première ordre ( comme moi :-)) et l’adolescence n’est pas toujours une période de tout repos. Pour moi, ce roman ramène à la base de la raison pour laquelle écrire un blogue, soit s’exprimer avec sincérité, ce qui représente une valeur vraiment primordiale pour moi que j’essaie d’appliquer dans l’écriture de mon propre blogue. D’ailleurs, le lecteur a droit à quelques articles de blog dans lesquels Penny parle de l’amour, de l’amitié (celle qui s’effrite entre elle et sa meilleure amie d’enfance), de ce qu’elle vit et j’ai ressenti une belle sincérité dans ses questionnements à elle et j’ai beaucoup aimé la manière dont les lecteurs de son blogue la supporte.

He oui, que serait-t’on en tant que blogueurs sans nos chers lecteurs, car si on écrit d’abord pour soi, on écrit aussi pour être lu et partager notre expérience avec les autres et c’est toujours gratifiant de recevoir des commentaires de nos lecteurs. Penny a une belle relation avec ses lecteurs qui sont là pour elle et vivent des expériences similaires à cette dernière. À travers ce roman, on voit aussi tout le revers de la médaille de ce monde virtuelle qu’est Internet et que sont les réseaux sociaux. En un seule clique, nous pouvons détruire la vie de quelqu’un en envoyant sur Internet un commentaire mesquin, une vidéo compromettante mettant en scène cette personne. Je trouve qu’il faut faire attention à ce qu’on dit sur les réseaux sociaux, car c’est tellement facile de se cacher derrière le virtuel et de blesser ou rabaisser quelqu’un. Les réseaux sociaux ont un énorme impact sur le plan social et il faut que les gens soient conscientisés à cet influence des médias sociaux et d’Internet.

Dans ce roman, Penny apprend à ses dépends l’énormité de cet influence des médias sociaux, mais cela lui apportera également du positif dans sa vie. En effet, un voyage à New-York lui fera rencontrer le grand amour, prendre confiance en elle et affronter ses peurs. Penny a eu un accident de voiture qui l’a énormément marqué et dont elle garde des séquelles. Elle éprouve des crises d’angoisse en voiture et Noah, de qui elle tombera amoureuse à New-York lui fera baisser ses barrières et affronter ses peurs. L’évolution de la jeune fille timide, angoissée et insécure en une jeune femme confiante, sûre d’elle, courageuse et qui ose est belle à voir dans ce roman qui comporte certes quelques clichés, mais qui se lit comme un charme et dans laquelle toute jeune adolescente peut se retrouver. Noah est un personnage que j’ai adoré dans le roman, doux, à l’écoute, charmant et mystérieux en même temps. Il cache un secret qu’il ne veut dévoiler à Penny, mais je dois avouer que je me suis doutée de ce secret au fil du roman. Les personnages qui gravitent autour de Penny sont tous intéressants, dont notamment sont grand-frère qui m’a touché par ce qu’il a fait et était prêt à faire pour Penny lorsque tout s’écroulait dans son monde et son meilleur ami Elliot avec qui Penny partage tout.

Bref, Girl Online est un roman rempli d’humour et de sincérité qui m’a fait beaucoup réfléchir sur l’influence d’Internet dans nos vie. J’ai lu ce roman en un clin d’œil et je ne peux que vous le conseiller si vous avez envie d’une histoire à la fois légère, qui vous replonge dans votre propre adolescence.

 Quelques citations :
                                                                                                                                                                                  « En attendant ce jour béni, je vais déjà tâcher d’être moi-même sur ce blog. J’y raconterai ce qui me chante…et j’adorerais que vous (qui que vous soyez) en fassiez autant. On sera ici entre nous, ce sera notre petit coin de web, un endroit où il est permis de parler de ce qu’on ressent vraiment en tant qu’adolescente ».
                                                                                                                                                                                « Océane la Battante. Mon nouveau pseudonyme tourne dans ma tête. Je m’imagine en super héroïne de bande dessinée, arborant un body bleu-vert et une cape de même couleur. Mes longues boucles auburn descendent très bas dans mon dos…»
                                                                                                                                                                              « Je suis Océane la Battante », je me répète et incroyable mais vrai, les battements de mon cœur s’apaisent et ma gorge se dénoue légèrement ».

Nos âmes jumelles, tome 1 de Samantha Bailly

Auteure : Samantha Bailly

Éditeur : Rageot

Genre : Jeunesse/Littérature jeunes adultes/Littérature contemporaine

Nombre de pages : 311 p.

Quatrième de couverture :

Sonia est la plume, Lou le crayon. Ensemble, elles inventent, osent, racontent, décrivent…
Y seraient-elles parvenues l’une sans l’autre ?
De virtuel sur un forum, leur duo peut-il leur faire vivre une amitié réelle ?

Mon avis :

Voilà un bon moment que je n’avais pas lu un seul roman, pour ne pas dire une éternité, soit environ 9 mois. Ce roman était tout indiqué pour me redonner le goût à la lecture. L’un des deux personnages principaux, Sonia Pradier, est une adolescente qui rêve de devenir écrivaine. Ce personnage ma beaucoup interpellée, car je crois qu’en plusieurs amatrices de lectures se cachent des personnes qui adorent l’écriture et qui aimeraient publier un livre. En tout cas, c’est mon cas :-) Ça m’a ramené à ma propre adolescente durant laquelle j’écrivais des poèmes, des débuts de romans jamais terminés. Je me souviens de ma fierté quand un de mes poèmes a été publié dans la revue de mon école. Bref, ce roman m’a rappelé de beaux souvenirs et m’a ramené à mon propre rêve de publier mes écrits un jour.

Pour moi, Nos âmes jumelles propose une belle réflexion sur le rêve. Sonia souhaite publier ses écrits, et Lou, ses dessins et les deux protagonistes vont allier leur passion pour réaliser ce rêve. Tout au fil du roman, le lecteur peut sentir cette passion qui les animent et tout le travail qu’elles investissent dans celle-ci. Pour réaliser un rêve, il faut travailler fort, ne jamais cesser de croire en ce rêve et se donner les moyens de le réaliser. C’est ce que Lou et Sonia accomplissent. D’ailleurs, cette phrase que dit un professeur à Sonia m’a beaucoup touchée : « N’oubliez jamais que vous pouvez briller, mademoiselle Pradier». Je garde précieusement cette petite phrase en mémoire, car il faut toujours croire en soi.

Quand j’ai commencé la lecture de ce roman, je m’attendais à une belle histoire d’amitié, mais je ne pensais vraiment pas à être autant touchée par celle-ci. Lou et Sonia se complètent, se poussent à aller plus loin dans leur vie personnelle. Par exemple, Lou n’a pas beaucoup d’amis, pour ne pas dire du tout. Elle ne va jamais à des fêtes avec des jeunes de son âge. Sonia pousse Lou à sortir un peu de sa coquille en lui apprenant à se maquiller et en l’amenant dans une fête durant laquelle Lou s’amuse, agit comme une fille de son âge. Les deux filles ne se jugent jamais l’une l’autre, ne sont pas en compétition, mais s’entraident, se confient et se dévoilent l’une à l’autre. Elle constituent une équipe réunie par leur passion respective. J’ai beaucoup appréciée cette dynamique entre elles, car c’est un peu comme cela que je vois l’amitié. À chaque chapitre du roman, le lecteur suit alternativement le quotidien de Lou et Sonia. Le lecteur en apprend plus sur leur vie personnelle, sur les épreuves qu’elles vivent, et ce, de manière très réaliste et mature. Je me suis d’autant plus attachée à ces deux adolescentes. Je crois que tout le monde aimerait vivre une amitié comme la leur.

Côté écriture, je dirais que c’est très moderne, simple et directe. Il y a les échanges entre Lou et Sonia via le Forum Trames, la messagerie Facebook, etc. Les réseaux sociaux, Internet sont donc des thèmes très présents dans le roman. D’ailleurs, le roman pose une réflexion sur les réseaux sociaux. Il faut être prudent, car on ne sait jamais qui se cache derrière l’écran… Je ne vous en dévoilerai pas plus là-dessus chers lecteurs et lectrices.

Bref, pour ma première incursion dans l’univers de Samantha Bailly, j’ai dévoré ce roman et je dois vous avouer que je n’y trouve pas vraiment de points négatifs. Il a su me divertir, me faire réfléchir et me faire rêver, alors, que demander de plus. Un roman léger, doudou, qui fait redonner espoir en nos rêves.! À mettre entre toutes les mains :-)

Quelques citations :

« Une règle se confirme au fil du temps,
Que j’aurais aimé connaître à l’époque.
Les tendances s’inversent avec les années.
Les populaires deviennent impopulaire.
Les impopulaires deviennent populaires. »

– Dis, Lou, tu te souviens de notre première rencontre ? Je veux dire, de la première fois où nous avons discuté toi et moi ? Si on m’avait dit que, ce jour-là, je venais de t’ouvrir une fenêtre sur ma vie, que nos histoires seraient liées aussi longtemps, je ne l’aurais pas cru.
– Tu sais, Sonia, tu as toujours été la plus forte de nous deux. la plus souriante, la plus lumineuse. A côté de toi, je me suis souvent sentie sombre, très sombre. J’imagine que c’est ce mélange de noir et de blanc qui a permis que nous en soyons là aujourd’hui.

« N’oublie pas, canalise ton énergie. La vie peut être rude, donner des coups, mais il faut les lui rendre »

Les filles au chocolat : Coeur Coco, tome 4 de Cathy Cassidy

Couverture de Les filles au chocolat, Tome 4 : Coeur CocoAuteure : Cathy Cassidy

Genre : Chick-lit/Jeunesse/Littérature jeunes adultes

Nombre de pages : 263 p.

Quatrième de couverture :

Je m’appelle : Coco Tanberry
Mon âge : 12 ans
Je suis : idéaliste
Mon style : jean et bottes en caoutchouc
J’aime : le chocolat et les nuits à la belle étoile !
Je rêve : de sauver les espèces animales en voie de disparition

Mon problème : personne ne me prend jamais au sérieux…

Mon avis :

L’été est parfait pour se plonger dans un tome de cette merveilleuse saga qu’est celle des filles au chocolat. Cette fois-ci, c’est la plus jeune des sœurs Tanberry qui est à l’honneur et non la moindre, Coco, car elle a un caractère bien trempé. Elle sait ce qu’elle veut dans la vie : devenir vétérinaire, sauver les animaux en voie de disparition et devenir la meilleure violoniste possible. Même si certains de ces rêves peuvent paraître irréalisables aux yeux de certains, Coco elle, y croit fermement et se dit : « Pourquoi je ne pourrais pas y arriver? » Cette philosophie ou façon de pensée  m’a beaucoup touchée et inspirée, surtout que c’est une enfant de douze ans qui en est porteuse.

Souvent en vieillissant, on perd un peu de nos illusions face à la vie, on devient désillusionné et on en vient qu’à perdre ce qui est essentiel pour nous, ce qu’on aime vraiment et ce qu’on a besoin dans la vie. On perd la notion que tout est possible, que si on n’y croit, on peut tout réussir et accomplir. Merci Coco de m’avoir rappelé cela et je vais tenter de garder la cap et d’appliquer cette philosophie dans ma propre vie. C’est le message que je retiens de ce roman. Coco elle, agit, se bat fermement pour ce en quoi elle croit. Elle vend régulièrement des petits gâteaux à l’école et préparent des pétitions pour sauver différentes espèces en voie de disparition. Lorsqu’un cheval avec qui elle entretient un lien particulier, Coconut, est vendu à un riche propriétaire qui maltraite les chevaux, Coco n’hésite pas à lui venir en aide et à voler deux chevaux, à commettre un acte illégal à l’aide d’un camarade du nom de Stevie.

D’ailleurs, j’avoue que je n’ai jamais pratiqué l’équitation dans la vie, mais je trouve tout le temps ça beau, la relation qui se développe entre un cavalier et son cheval. C’est quelque chose qui semble très spécial et à la fois inexplicable, inexprimable par de simples mots. Coco et Coconut ont ce lien très spécial. Coconut est un cheval difficile, qui peut parfois se montrer imprévisible et dangereuse. Par sa patience et sa douceur, Coco réussi tranquillement à apprivoiser Coconut. Dans ce roman, les chevaux deviennent pratiquement des personnages à part entière. Également, Stevie, tout comme Coco, fait preuve d’une douceur belle à voir avec les chevaux, d’autant plus que c’est une personne qui paraît bourrue, en colère et agressive au départ, mais on comprend pourquoi au fil du récit. Il devient tout autre en compagnie des chevaux et Coco le découvre sous un tout autre jour. Coco et Stevie, en raison du secret qui les lie sur le vol des chevaux et du fait qu’il doivent coopérer ensemble pour sauver ces bêtes, développent une amitié solide, qui se renforce à mesure que le récit avance. Coco ne veux rien savoir des garçons, elle est tannée de voir que ses amies ne pensent qu’aux garçons, mais Stevie ne la laissera pas indifférente, loin de là.

Au final, je crois que c’est un des tomes que j’ai le plus apprécié de la série jusqu’à présent. Coco est un personnage fort qui forcé mon admiration par sa détermination et sa ténacité. L’écriture de Cathy Cassidy est légère ce qui fait en sorte que les pages défilent toutes seules. Si vous cherchez une lecture idéale pour l’été, ne passez pas à côté de cette série qui vaut la peine de mettre en toutes les mains. Sur ce, je vous souhaite un été  … chocolat :-) Pour ma part, je me pencherai sur Cœur Vanille, mettant en vedette Honey, un personnage complexe qu’il me tarde de découvrir plus amplement.

Ma note :

9,5/10 Un des meilleures tomes de la série selon moi.

 

 

La sélection : L’élue, tome 3 de Kiera Cass

Couverture La Sélection, tome 3 : L'ÉlueAuteure : kiera Kass

Genre : Dystopie/Romance/Littérature jeunes adultes

Nombre de pages : 337 p.

Quatrième de couverture :

Une seule candidate sera couronnée…
L’ultime volet très attendu de la trilogie de Kiera Cass, best-seller en France et à l’étranger !

La Sélection a bouleversé la vie de trente-cinq jeunes filles à tout jamais. Pour les quatre encore en lice au Palais, les amitiés qu’elles ont nouées, les rivalités qui les opposent et les dangers qu’elles ont dû affronter vont les lier pour le restant de leurs jours. Car l’heure est désormais venue de désigner l’heureuse élue…

America n’a jamais osé rêver être si près de la couronne, ni du coeur du prince Maxon. Mais, à mesure que la compétition approche de son issue inexorable et que les menaces qui visent le Palais se font plus pressantes, elle se rend compte de ce qu’elle risque de perdre et de l’âpreté de la lutte à mener pour obtenir ce qu’elle désire si ardemment.

Mon avis :

S’il y a série dont j’attendais le dernier tome avec impatience, c’est bien celle-ci! Rarement je n’ai lu une série avec autant d’avidité et d’enthousiasme. J’ai dévoré ce tome en une soirée, défilant les pages ave fébrilité, mon cœur palpitant à tout rompre et s’arrêtant presque de battre à certains moments. Je voulais absolument que Maxon et America finissent ensemble, telle Cendrillon et son prince charmant. Je ne vous dévoilerait pas le punch quand même, mais sachez que cette fin nous transporte dans un tourbillon dont il est impossible de s’extirper avant l’apogée final : le mariage du prince Maxon avec… :-)

Je trouve que la grande force de Kiera Cass est de nous transporter tout de suite dans son univers comme si le lecteur en faisait partie. Elle a une écriture vivante. Durant ma lecture, j’ai eu l’impression d’être dans l’action, de vivre le moment présent, au rythme des personnages. Kiera Cass sait doser bien doser les moments plus faibles et plus forts dans le récit. Elle nous enquiquine avec un moment tendre, de joie et de bonheur, puis PAF, retournement de situation! Ce récit fait passer le lecteur par de vraies montagnes russes. Les renégats sont plus présents que jamais, le danger guette chaque candidate restante : non seulement elles, mais leur famille, la population entière. Personne n’est l’abri. Toute cela crée une ambiance assez inquiétante au château qui m’a plu, car je n’ai su sur quel pied danser. Le danger pouvait surgir à tout moment. HAHA!!! On dirait que je parle d’un thriller, alors que ce n’est pas du tout le cas, mais j’ai aimé cette aura de mystère qui règne au château.

Concernant les personnages, Maxon m’a toujours autant fait vibrer, même si le prince devient moins charmant. Il laisse de plus en plus paraître ses failles, ses faiblesses et cela ne fait que le rendre plus humain. Il a beau être un prince, c’est un humain d’abord et avant tout. Il se dévoile un peu plus à America, notamment en lui montrant sa chambre et en lui partageant sa passion pour la photographie. Chaque sélectionnée a pu découvrir certaines facettes de Maxon restées cachées aux autres candidates. America ne sait pas tout de lui, loin de là et j’ai aimé que Maxon se révèle un peu plus. La seule chose qui, à mon sens, manque est qu’il s’oppose à son père, qu’il ose lui tenir tête fermement une bonne fois pour toute, cet être vil et détestable, mais bon, on ne peut pas tout avoir. Pour ce qui est d’America, elle réussit à demeurer elle-même, même dans toutes ces épreuves qu’apporte la sélection. Alors que tout les candidates agissent selon ce que l’on attend d’elles, America agit en son âme et conscience, selon ce qu’elle croit juste et bon et je l’applaudie, car c’est loin d’être facile, notamment dans un contexte comme la sélection. Il me reste en tête, entre autre, le moment de la cérémonie du Verdict où chaque candidate est censée, pour montrer sa capacité à assumer le rôle de future reine d’Illea, condamner une personne qui a commis un crime. La personne qu’on assigne à America n’est, en fait, un petit voleur qui a volé pour assurer la survie de sa famille. America ne veut pas le condamner, participer à cette cérémonie. Elle n’a pas le choix et la façon dont elle s’en sort est grandiose.

Quant à Aspen, il m’avait laissée pas mal indifférente dans les autres tomes, mais je dois avouer que j’ai appris à l’apprécier dans ce tome, surtout pour sa loyauté et son dévouement à tout épreuve envers America. J’ai aimé l’évolution de sa relation avec America, le respect mutuel et l’amitié qui les unit, car l’amour n’est plus tout à fait ce qu’il était. En ce qui concerne Céleste, la détestable Céleste prête à tout pour remporter la sélection, elle m’a agréablement surprise. Je crois qu’au contact d’America, elle en vient à comprendre qu’elle n’a pas besoin de remporter la sélection pour avoir du prestige ou conserver l’estime de ses proches ou des autres. Elle est capable d’accomplir beaucoup et de réussir dans la vie sans remporter la sélection. Son attitude se transforme donc beaucoup au fil du récit. Les quatre candidates restantes se rapprochent dans ce dernier volet de la série, sont plus soudées et j’ai trouvé ça beau dans ce contexte de compétition.

Finalement, je pourrais continuer à parler de ce roman durant des pages et des pages, mais je crois que pour ceux qui n’ont pas découvert encore cette série, plongez tout simplement. Je sais que certains lecteurs reprochent à Kiera Cass de ne pas avoir assez approndi l’aspect des Renégats, mais pour ma part, ça ne m’as pas dérangé plus que ça, car c’est la relation entre Maxon et America qui est mise de l’avant et je comprends ce choix de l’auteure. Néanmoins, cette merveilleuse saga mériterait un quatrième tome traitant de la post-sélection et de la manière dont  le régime des castes va pouvoir être aboli. S’il vous-plaît, Kiera Cass, écrivez un autre tome. Laisse à vos lecteurs la chance de baigner dans cette univers magique encore une fois. Voilà, mon souhait est lancé dans l’univers!!!

Ma note :

Mon appréciation :

Coup de coeur !!!

La sélection : L’élite, tome 2, de Kiera Cass

Auteure : Kiera Cass

Genre : Dystopie/Littérature jeunes adultes

Nombre de pages : 308 p.

Quatrième de couverture :

La Sélection de 35 candidates s’est réduite comme peau de chagrin, et désormais l’Élite restante n’est plus composée que de 6 prétendantes. L’enjeu pour ces jeunes filles ? Convaincre le Prince Maxon, le Roi et la Reine ses parents, qu’elles sont les mieux à même de monter sur le trône d’Illéa, cette petite monarchie régie par un strict système de castes et déchirée par deux factions de rebelles qui veulent la faire tomber. Pour America Singer, la donne est encore plus compliquée : ses sentiments pour Maxon viennent se heurter à son amour d’enfance pour Aspen, garde royal qui hante les couloirs du palais, et à son sens aigu de la justice trop souvent déçu par les décisions royales… Entre intrigues de cour, dilemmes tragiques et loyautés divisées, America navigue à vue dans la tourmente, en quête de la décision qui changera à jamais sa vie…

Mon avis :

J’attendais cette suite avec une impatience que j’ai rarement eu pour un tome 2 et je dois vous dire que je n’ai été nullement déçue, très loin de là. Au contraire, le coup de coeur que j’avais eu pour le premier tome s’est confirmé pour cette suite qui m’a fait vivre des émotions et encore des émotions. J’ai débuté ma lecture le soir même où je l’ai acheté et je n’ai pu lâcher mon livre dans lequel j’étais plongée avec passion. Il est vraiment aussi addictif que le premier. Pour moi, il n’y a eu aucun temps mort durant cette lecture qui a réussi a faire augmenter les battements de mon coeur à maintes reprises. Est-ce que je vous ai dis à quel point j’ai adoré cette lecture? :-)

Beaucoup de personnes ont plus ou moins aimé ce roman, car elles ont trouvé America girouette, qu’elle changeait tout le temps d’idées à propos de Maxon et d’Aspen, mais en même temps, j’ai compris ses réactions. Pour moi, cela fait partie de son authenticité et ça n’aurait pas été réaliste qu’elle passe à Maxon et oublie son amour d’enfance aussi rapidement. De plus, elle ne peut voir Maxon comme elle veut et la compétition est féroce. Les cinq autres concurrentes se battent pour conquérir l’amour de Maxon. Rien n’est acquis et cela amène beaucoup de doutes dans la tête d’America. Pour ma part, America ne m’a pas trop énervée. Je l’ai plutôt comprise à quelque part et il se passe tellement de choses dans ce roman que je n’ai pas eu trop le temps de m’attarder là-dessus. J’ai eu l’impression qu’America et Maxon s’aiment profondément, mais qu’ils se laissent des portes de sorties au cas où l’autre ne le choisit pas. Aimez-vous et soyez heureux, arrêtez de douter l’un de l’autre les amoureux. LOL!!! Quoi qu’il en soit, à la fin du roman, je crois qu’America est plus déterminée que jamais, que son choix se dessine de plus en plus, ce qui augure bien pour le troisième tome.
                                                                                                                                                                                                                              Si cela est possible, je suis tombée encore plus amoureuse dans ce tome de Maxon, qui ne m’a pas déçue une seule seconde. Il est bon, juste, merveilleux, bref America, si tu ne le prend pas, moi je le prends sans problème. HIHI! Il m’a beaucoup surprise de belle façon, notamment par le geste qu’il pose pour une des concurrente de La sélection, mais je ne vous en dis pas plus. Il met toute sa confiance en America en lui dévoilant des secrets importants sur lui-même ce qui pour moi, est très important dans une relation et témoigne de l’amour qu’il lui porte. Maxon a prouvé a America qu’elle pouvait avoir confiance en lui à maintes reprises dans ce roman. Je suis team Maxon à fond les amis. D’ailleurs, une révélation sur Maxon m’a beaucoup surprise et choqué en même temps.
                                                                                                                                                                                                                            Un personnage que j’ai beaucoup apprécié est le père d’America, qui malgré la tempête qui s’abat sur sa fille, la soutient et continue à lui témoigner son appui. La lettre qu’il lui fait parvenir au château m’a énormément touché. Voici un petit extrait : « Tu ferais une excellent princesse, America. Tu es plein de bon sens, de bonne volonté et d’humanité. L’humanité, c’est une qualité primordiale chez un dirigeant, crois moi. Si tu veux la couronne, America, prends-la. Tu la mérites. Et pourtant…si tu refuses un fardeau pareil, jamais je ne te le reprocherais. Tu seras toujours ma petite America. » Je crois que ces mots ne peuvent pas être plus éloquents. Un personnage qui manque d’humanité est le père de Maxon que j’ai détesté au plus haut point. Je ne peux malheureusement pas vous dire pourquoi, mais c’est un salaud de la pire espèce.
                                                                                                                                                                                                                      Également, un point important du livre est qu’on en apprend un peu plus sur Gregory Illea, le fondateur de La sélection et du système de castes qu’il a fondé à travers des bribes de son journal intime. J’ai trouvé cela vraiment intéressant et je pense que cela m’a permis de mieux comprendre dans quelle sorte de monde vit America. Finalement, tout ce que je peux dire, c’est lisez cette série qui est addictive, géniale. Je suis triste de devoir lâcher ce monde. J’en aurais pris encore plus. Je veux lire le tome trois tout de suite, pas dans un an, c’est trop long. Il va pourtant falloir que je prenne mon mal en patience :-) Merci Kiera Cass d’écrire une série qui me fait tant vibrer.
                                                                                                                                                                                     L’avis de mes partenaires : Bouchon des bois – Johanne
                                                                                                                                                                                                                            Ce livre a été lu dans le cadre du challenge Jeunesse / Young adult :                                                                                                                                                                                                                   Ce challenge a été lancé pour sa seconde année par Mutinelle et Kalea. Il se déroule jusqu’au trente septembre 2013. Je suis inscrite dans la Catégorie 3 : À su garder son cœur de mioche => Au moins 35 ouvrages.


14/35

Ce livre a été lu dans le cadre des challenges suivants :


12/100

https://lavietellequellemepassionne.files.wordpress.com/2013/03/challenger.jpg?w=714
3 de lus


1/36

 

Coeur cerise de Cathy Cassidy

Auteure : Cathy Cassidy

Genre : jeunesse/Littérature jeunes adultes

Nombre de pages : 278 p.

Quatrième de couverture :

Je m’appelle : Cherry Costello
Je suis : secrète, débordante d’imagination
Mon style : jeans skinny, tee-shirts à motif japonais
J’aime : les fleurs de cerisier, les roulottes de gitans
Je rêve : d’être acceptée par mes quatre nouvelles demi-soeurs
Mon problème : je suis amoureuse du petit copain de ma demi-soeur

Mon avis :

Voilà maintenant au moins un mois que j’ai lu ce roman, mais je n’avais pas eu le temps de composer ma chronique, études obligent. Je me devais absolument de vous faire part de mon ressenti sur ce petit livre vraiment mignon, qui malgré son aspect léger, révèle selon moi, beaucoup de profondeur. Je vais commencer par la couverture que je trouve totalement réussie. Elle est attrayante avec ses tons de rose et donne faim. Je trouve qu’elle représente à merveille la légèreté de l’histoire et les relations qui se tissent entre les membres de cette famille recomposée. D’ailleurs, chacune des cinq filles de la famille  a une personnalité qui lui est propre, comme les petits gâteaux qui sont tous différents les uns des autres.sur le plan de l’apparence et des saveurs.

Je me suis beaucoup reconnue dans le personnage de Cherry. Elle a de la difficulté à se faire des amis à l’école et ne désire qu’une chose, être acceptée par les autres et surtout, par ses demi-soeurs avec qui, elle qui était fille unique, doit maintenant cohabiter. J’ai souvent ressenti ce besoin moi aussi que les autres m’acceptent et m’apprécient, de faire ma place dans un groupe, à l’école et ce n’est pas toujours facile. Cherry est une fille débordante d’imagination qui invente des histoires, conte des mensonges aux autres pour se faire aimer d’eux ou pour mieux fuir la réalité. C’est une fille rêveuse et je me suis vue dans ce trait de caractère. Les histoires qu’inventent Cherry sont très belles, notamment celle concernant sa mère d’origine japonaise en mémoire de qui elle conserve précieusement un kimono et un éventail. Un autres personnage important du roman qui m’a marqué est Honey, qui est complexe comme personne. Elle agit de manière puérile envers Cherry. Malgré ses agissements, je n’ai pu la détester, car elle souffre énormément de ne pas voir son père qui travaille à l’étranger et qui la fait souffrir par les promesses qu’il ne tient pas. J’ai été triste pour elle. Pour moi, quand tu t’attaques aux autres, que tu es méchant avec les autres, c’est que tu n’es pas bien avec toi-même. Je crois que c’est le cas d’Honey. Les autres demi-soeurs sont charmantes. Elles intègrent facilement Cherry dans la famille. J’ai hâte de les découvrir un peu plus dans les autres tomes.

Ce que je retiens de ce roman, c’est toute la beauté d’une famille, qu’elle soit recomposée ou nom. Ce roman m’a rappelée comme on peut passer de beaux moments avec des gens qui nous voient dans nos bons comme dans nos mauvais moments et qui nous acceptent et nous aiment malgré qu’on agisse pas toujours de façon correcte. D’ailleurs, les demi-soeurs de Cherry lui pardonnent quand elles apprennent les mensonges qu’elle leur a contés.  Les liens de la famille peuvent-être très fort, ça va au-delà de l’affiliation de sang. J’ai aimé voir naitre de belles relations entre les membres de cette famille, de les voir tous travailler à un projet commun, celui d’une chocolaterie. Ils coopèrent, travaillent ensemble, s’entraident, et sont là les uns pour les autres dans les bons comme dans les mauvais moments. J’ai vraiment apprécié baigner dans cet univers chocolaté.

Ce roman est simple, réaliste, tendre, sucré, beau…  Pour moi, cette simplicité apporte tout la vérité et la richesse au récit. N’hésitez pas à le découvrir.

L’avis de mes partenaires : Marinette

Ce livre a été lu dans le cadre du challenge Jeunesse / Young adult :

Ce challenge a été lancé pour sa seconde année par Mutinelle et Kalea. Il se déroule jusqu’au trente septembre 2013. Je suis inscrite dans la Catégorie 3 : À su garder son cœur de mioche => Au moins 35 ouvrages.


12/35

Ce livre a été lu dans le cadre des challenges suivants :


10/100

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7/54

Petite citation :

« Il était une fois, un jeune homme nommé Paddy qui voulait peindre le monde de toutes les couleurs de l’arc-en-ciel. Après avoir étudié dans une école d’art, il partit en voyage et rencontrat une belle Japonaise qui s’appelait Kiko. Ils tombèrent amoureux et firent le tour du monde ensemble, suivis par toutes les couleurs de l’arc-en-ciel…

Après quelques temps, ils apprirent qu’ils allaient avoir un enfant. Ils s’intallèrent donc dans une minka à Kyoto, une maison aux murs en papier de riz  et au sol couvert de tatamis, et ils prénommèrent leur bébé Sakura, parce que c’était la saison des fleurs de cerisier et que de jolies fleurs roses ornaient alors tous les arbres de la ville. »