Archives

La petite fille de Monsieur Linh

Auteure : Philippe Claudel

Genre : littérature jeunes française

Nombre de pages : 184 p.

Quatrième de couverture :

La petite fille de Monsieur Linh C’est un vieil homme debout à l’arrière d’un bateau. Il serre dans ses bras une valise légère et un nouveau-né, plus léger encore que la valise. Le vieil homme se nomme Monsieur Linh. Il est seul désormais à savoir qu’il s’appelle ainsi. Debout à la poupe du bateau, il voit s’éloigner son pays, celui de ses ancêtres et de ses morts, tandis que dans ses bras l’enfant dort. Le pays s’éloigne, devient infiniment petit, et Monsieur Linh le regarde disparaître à l’horizon, pendant des heures, malgré le vent qui souffle et le chahute comme une marionnette. P. C. L’abandon, la mémoire, le regard sur l’autre habitent […] ce troublant roman. Des thèmes que Philippe Claudel explore ici avec une intensité poignante.  Delphine Peras, Lire. Un récit aussi bref que brûlant dont les braises ne s’éteignent pas le livre refermé.  Philippe Jean Catinchi, Le Monde des livres.

Mon avis :

Voilà un livre que m’a conseillé une amie libraire et j’ai été enchantée par ma lecture. Ce n’est pas le genre de livres que je lis habituellement, car je suis plus habituée à la littérature jeunes adultes avec beaucoup d’action, de la romance et toutes sortes de créatures de l’imaginaire. Ici, il n’y a rien de tout ça et pourtant, il y a de l’émotion tout plein. C’est une histoire tout en finesse, courte, mais qui me laisse un souvenir impérissable… C’est écrit de manière simple et poétique et on se laisse emporter par la prose de Philippe Claudel.

Je me suis attachée à cette homme qui arrive dans un nouveau pays seul, sans famille, son pays ayant été ravagé par la guerre, mis à part cette petite fille pour laquelle il voue un dévotion peu commune. On suit son adaptation dans ce nouveau pays où il habite dans un refuge en attendant qu’on lui trouve une place où habiter. Il réussit malgré ses difficultés à s’adapter à se faire un ami, un homme qu’il rencontre en s’asseyant sur un banc dans un parc. Ils ne parlent pas la même langue et pourtant les deux hommes se comprennent et s’entraident dans le drame respectif que chacun vit. Comme quoi il existe  un language universel qui va au-delà des mots, du langage parlé. J’ai trouvé la relation qui les unit extrêmement belle, car malgré qu’ils ne se parlent pas beaucoup, ils sont là l’un pour l’autre et partagent. La petite fille de Monsieur Linh est comme un trésor, il en prend soin comme la prunelle de ses yeux. Elle représente son port d’attache, sa raison de vivre dans ce nouveau monde dans lequel il se sent perdu. Il en prend soin comme si c’était la dixième merveille du monde et j’ai trouvé cela adorable. La fin du récit m’a tout simplement surprise, je ne m’y attendais pas du tout.

Bref, se roman sur le dépaysement, la solitude est un bijou qui donne espoir, qui nous montre que malgré tout, nous ne sommes jamais seul dans ce monde et que pour communiquer, l’amour et l’amitié sont des langages que tous le monde comprend. Également, Philippe Claudel nous montre l’importance de se souvenir d’où on vient, car même si on est à l’autre bout du monde, cela fera toujours partie de nous.

Mon appréciation :

9/10