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Le premier jour du reste de ma vie de Virginie Grimaldi

Auteure : Virginie Grimaldi

Éditeur : Le Livre de poche

Genre : Chick lit / Littérature contemporaine

Nombre de pages : 330 p.

Quatrième de couverture :

Marie a tout préparé pour l’anniversaire de son mari: décoration de l’appartement, gâteaux, invités…

Tout, y compris une surprise: à quarante ans, elle a décidé de le quitter. Marie a pris « un aller simple pour ailleurs ». Pour elle, c’est maintenant que tout commence.

Vivre, enfin. Elle a donc réservé un billet sur un bateau de croisière pour faire le tour du monde. À bord, Marie rencontre deux femmes qui, elles aussi; sont à la croisée des chemins. Au fil de leurs aventures, parfois déjantées, elles pleurent et rient ensemble, à la reconquête du bonheur. Leurs vies à toutes les trois vont être transformées par cet étonnant voyage.

Mon avis :

En voyant la couverture de ce roman représentant un bateau, les vagues et la mer, j’avais l’impression de faire partie d’un beau voyage. J’ai plongé tête première dans le soubresaut des vagues et je me suis laissée transportée par le récit dès les premières pages. Le premier jour du reste de ma vie a été comme une pause salutaire sur une île déserte où le soleil ne se couche jamais. Je suis sortie de ma lecture revigorée, de bonne humeur, pimpante. Ces sensations se sont accentuées et ne m’ont pas quittée tout au fil de ma lecture. Ce livre a été aussi efficace pour moi qu’une séance de bronzage sur la plage.

Le premier jour du reste de ma vie est une comédie romantique qui aborde le destin de trois femmes de manière légère et drôle. Je suis tombée en amitié avec ces trois femmes très différentes les unes des autres : Marie, Anne et Camille. Marie, femme au foyer dans la quarantaine, est aux prises avec un mari qui la trompe depuis des années alors que ses filles, des jumelles, sont au courant. Anne est une sexagénaire, qui souhaite reconquérir l’amour de sa vie, alors que son couple bât de l’aile. Quant à Camille, il s’agit de la plus jeune du groupe, dans la vingtaine, qui souffre de problème d’image de soi. C’est une «ex-grosse», qui a pour objectif de séduire un homme à chaque escale de la croisière. Cela peut paraître très superficiel, mais le point de vue de Camille est très bien emmenée dans le récit et son désir de conquérir des hommes est bien plus profond qu’il n’y paraît.

J’ai aimé le fait que l’auteure ait choisi de mettre en scène des femmes de trois générations différentes. Cela apporte un plus au récit, car ça diversifie les points de vue, les manières de voir la vie dans le récit et n’importe qu’elle femme pourra se reconnaître parmi nos trois protagonistes. Pour moi, l’amitié n’a pas d’âge, tout comme l’amour, qui est loin d’être en reste dans le récit. Moi-même, j’aime fréquenter des personnes de tous les âges, qu’elles soient plus jeunes ou plus vieilles que moi et je crois qu’on peut apprendre beaucoup des enfants ou des personnes âgée. L’amitié intergénérationnelle est un sujet qui transcende tout le roman. Malgré qu’elles viennent juste de se rencontrer, les trois protagonistes développe une amitié forte et durable, qui s’avère bien plus vraie et authentique que certaines amitiés développées avec des personnes que l’on connaît depuis des années.

Comme je le disais plus haut, l’amitié n’a pas d’âge et l’amour non plus. D’ailleurs, il y a un petit couple de protagonistes de quatre-vingt ans qui se développe durant cette belle croisière. J’ai trouvé ça vraiment mignon tout en illustrant parfaitement cette vérité à laquelle on a envie de croire. De plus, nos trois protagonistes principales trouveront, bien entendu, chacune à leur façon, leur prince charmant au terme de cette belle croisière et bien plus encore. Aussi, Le premier jour du reste de ma vie ne manque pas d’humour. Quelques petits faits cocasses surviennent durant le récit à propos d’une des membres de la croisière qui chiale sur tout et pour qui rien n’est jamais assez bien. À un certain moment du récit, je me suis dit bien fait pour elle et je riais toute seule.

Finalement, si vous n’aimez pas les histoires «feel-good» remplies de bons sentiments, je vous conseille de passer votre tour, mais si vous avez envie d’une belle histoire qui vous fasse rêver, voyager et croire en l’amitié et en l’amour l’espace d’une soirée, je vous suggère fortement Le premier jour du reste de ma vie. C’est un bon livre de filles à offrir en cadeau à votre mère, votre sœur, vos tantes ou vos amies durant le temps des fêtes pour une évasion garantie. Je n’hésiterai pas à me procurer l’autre roman de Virginie Grimaldi : Tu comprendras quand tu seras plus grande.

Quelques citations :
                                                                                                                                                                                                                                         «- ça n’arrivera pas. On tombe amoureux quand on est disponible. Je ne le suis pas du tout.
– ça se décide pas, ça. Les coups de coeur, c’est comme un tremblement de terre : on peut pas lutter. »
                                                                                                                                                                                                                                           « La vie, c’est comme un tour de magie. Quand on est enfant, on ne voit que le devant de la scène. C’est fabuleux, on s’émerveille, on se pose des questions, on a envie d’en savoir plus. Et puis, on grandit. Peu à peu, les coulisses se dévoilent, on réalise que c’est compliqué. C’est moins joli, c’est quand même parfois moche, on est déçu. Mais on continue quand même à s’émerveiller. »
                                                                                                                                                                                                                                             « Nous allons tous au même endroit; autant rendre le chemin plus heureux. »
                                                                                                                                                                                                                                      «-ça bouge beaucoup, quand même. Je ne suis pas sûre que ce soit très sécurisé.
Assise dans la pirogue, Anne ne parvient pas à se détendre. Camille se marre;
-T’inquiète, j’ai pris des bonbons. Si on se renverse, je détournerai les crocodiles.
-ça ne me fait pas rire du tout.
-Camille, arrête de te moquer, intervient Marie. Tu sais bien que les crocodiles ne mangent pas de bonbons. Moi, j’ai pris ma carte bancaire, je suis sûre qu’ils sont corruptibles.
-C’est ça, moquez-vous! Si on tombe, vous ferez moins les malignes. »

Les stagiaires de Samantha Bailly

CVT_Les-stagiaires_1403Auteure : Samantha Bailly

Éditeur : Éditions Milady (Romance)

Genre : Littérature contemporaine

Nombre de pages : 450 p.

Quatrième de couverture :

Ophélie, Arthur, Hugues et Alix viennent tous d’horizons différents. Leur seul point commun : ils rêvent de travailler chez Pyxis, entreprise spécialisée dans l’édition de mangas et de jeux vidéo, pilier dans le secteur de l’industrie créative. Une réalité s’impose rapidement : beaucoup de candidats, peu d’élus. Désormais, le stage est devenu une étape obligatoire pour ces jeunes qui sont à la croisée des chemins dans leurs vies professionnelles et affectives.

Provinciale tout juste débarquée, Ophélie a laissé derrière elle petit ami et logement, et doit faire face aux difficultés de la vie parisienne. Étudiant en école de commerce, Arthur est tiraillé entre les grands projets qu’on a pour lui et son envie de mettre la finance entre parenthèses. À leurs côtés, Alix, passionnée de mangas, ne jure que par ses sagas favorites, et Hugues, graphiste, teste ses limites dans les soirées électro…

Dans une atmosphère conviviale, travail et vie privée s’entremêlent. Pourtant, une question demeure en fond sonore : qui restera ?

Mon avis :

Jusqu’à présent, j’avais lu une duologie plus jeunesse de Samantha Bailly, soit Nos âmes jumelles et Nos âmes rebelles  que j’avais beaucoup aimée, et j’avais hâte de me plonger dans ce roman plus adulte. D’ailleurs j’ai eu la chance de partager cette lecture avec Érine du blog Inspirer et partager. Nous nous donnions quelques chapitres à lire et par la suite, nous échangions nos impressions par courriel. J’ai beaucoup aimé cette façon de faire, car ça nous a permis de voir l’évolution de nos impressions par rapport aux personnages et au récit ainsi que de nos attentes au fil de l’histoire. Merci beaucoup d’ailleurs à Érine pour ce beau partage.

D’emblée, je dois dire que je me suis attachée à Ophélie, une jeune femme qui veux faire sa place dans le monde, qui aspire à une vie meilleure que celle de ses parents qui travaillent dans un restaurant, qui n’ont pas beaucoup d’argent et qui ne l’appuient pas réellement dans la poursuite de ses ambitions professionnelles. Il s’agit d’une femme forte, réfléchie et intelligente. Elle a travaillé dure pour se rendre où elle est et pour elle, le stage chez Pyxis représente une opportunité sensationnelle qu’elle veut saisir. Je me suis retrouvée dans ce personnage, car je suis où tout début de ma carrière professionnelle. Je suis présentement sous contrat et j’espère pouvoir rester où je suis, car j’adore mon travail, même si l’avenir est incertain.

D’ailleurs, cela m’a rappelée mon propre stage où il y avait des temps morts et d’autres fois, tout arrivait en même temps et le travail abondait. Samantha Bailly a bien cerné, et ce, de manière réaliste tout ce que comporte un stage : l’espoir de se voir offrir du travail à la fin du stage, la surcharge de travail, les rumeurs de couloir, l’angoisse de l’évaluation, ne pas savoir si on est à la hauteur, etc. Cela a pour moi été un aspect fort du récit en plus de toute la camaraderie qui règne entre les stagiaires qui se retrouvent aux repas, aux pauses et après le travail pour sortir ensemble et discutent durant le travail via le système de messagerie de Pyxis.

Un personnage qui m’a laissée très ambivalente, et qui représente tout le contraire d’Ophélie dans le roman est Arthur. À l’instar d’Ophélie, Arthur vient d’une famille aisée. Il n’a jamais eu a travailler fort pour obtenir ce qu’il désire. Il a tout cuit dans le bec, mais il se cherche, il n’est pas heureux et de ce fait, il agit en vrai idiot parfois. Par exemple, il sort avec une superbe fille du nom de Juliette, mais il la trompe avec sa meilleure amie. Ce côté perdu d’Arthur m’a beaucoup touché, car je sais comment il n’est pas facile de trouve sa propre voix dans la vie. Sa mère veut qu’il travaille dans la finance, dans un cabinet de conseil, qu’il ait un métier payant, sûr, mais Arthur ne veut pas de cette vie toute faite et ennuyante, de cette voix tracée d’avance pour lui. Néanmoins, Arthur m’a beaucoup déçu, car il agit parfois en vrai gentleman, en aidant Ophélie à trouver un appartement à Paris et la minutes d’après, il revient à ses vieilles habitudes et agit en vrai crétin. Par exemple, il boit trop et ses amis ont à le ramasser à la petite cuillère.

Par ailleurs, voilà une citation qui représente merveilleusement bien pour moi l’essence du récit ainsi que la différence entre Ophélie et Arthur : « A notre âge, tu sais, un rien peut nous faire changer de trajectoire. C’est maintenant qu’on choisit notre cap, le cap qui déterminera à quel point on deviendra qui l’on souhaite être, ou qui les autres souhaitent que nous soyons. » La principale leçon de vie que je retire de ce roman est que nous sommes les seuls maître de notre destin. Combien de personnes sont malheureuses à leur travail, ont choisi la voix facile, la sécurité au lieu d’une vie à leur image? Pour moi, les choix que nous faisons dans la vie dictent le genre de vie que nous mèneront. Arthur en est le parfait exemple. De plus, au fil du récit, une petite amourette se dessine entre Ophélie et Arthur. Pour moi, si j’ai un reproche à faire à l’auteure, c’est que cette histoire prend trop de place dans le récit et qu’elle n’apporte pas beaucoup à l’intrigue au final. J’aurais aimé que d’autres aspects du récit soit davantage exploités comme en savoir plus sur les autres stagiaires ou sur leur superviseurs.

En conclusion, je dois avouer que je suis ressortie de ma lecture un peu mitigée. D’un côté, je trouve que l’auteur a dépeint de manière réaliste le monde du travail et a mis en scènes des personnages différents les uns les autres, ce qui rend le récit intéressant. D’un autre côté, j’aurais aimé que les personnages évoluent de manière plus sensible dans le récit et que ce dernier soit moins centré sur Ophélie et Arthur. Il manque quelque chose pour que je ressorte totalement satisfaite de ma lecture. À la fin du récit, moi et ma copinaute Érine, nous avons toutes les deux pensé : « Tout ça pour ça ». Néanmois, je vous invite chers lecteurs et chères lectrices, à vous faire votre propre opinion et à découvrir ce roman.

Pour lire l’avis de ma copinaute Érine, suivez ce lien : https://inspireretpartager.wordpress.com/2016/09/23/les-stagiaires-de-samantha-bailly/

Quelques citations :

« Je sors avec soulagement du wagon asphyxiant. Les nombreux Parisiens partis s’aérer en province rejoignent Paris. Ils ont pourtant la mine grise, les soucis semblent planer au-dessus de leurs têtes, sans doute sont-ils découragés par la perspective du lundi. Dans le métro, j’observe toute cette foule agglutinée autour des barres de métal. Pas un sourire ne semble susceptible de fleurir sur les lèvres. »

« -Bon je vais te donner une petite définition. Stage: période de formation, d’apprentissage ou de perfectionnement en entreprise.
Je le dévisage, interdite face à son rappel. Ca m’étonnerait que Caroline accepte ça comme justification à l’absence d’article dans la boîte mail, demain.
-Tu fais le boulot d’une employée, là, déclare-t-il. (…) Vous êtes payés 400 euros, merde!
-Je sais bien, je sais bien…
-Un conseil: ne commence pas à entrer dans ce cercle infernal. (…)
Tu seras exploitée, jusqu’à l’épuisement, continue-t-il, un citron qu’on presse, qu’on presse, qu’on presse, et quand il n’y a plus de pulpe: poubelle.
-Charmant, murmuré-je.
-Voilà dans quelle société on évolue Il faut se battre, Ophélie! Ne pas accepter qu’on te traite de la sorte! Tu es en stage, pas en poste! Si Pyxis permet que quelqu’un fasse autant d’heures sup, alors ça veut dire qu’il y a un besoin. La boîte n’a qu’à ouvrir des postes avec l’argent des jeux online, si ça marche si bien. »

« Les personnes sont des vagues ; oui, c’est ça. Il y a celles qu’on voit frémir à l’horizon, celles qui nous touchent puis se rétractent, celles qui nous font couler… et celles qui nous portent. »

Demain est un autre jour de Lori Nelson Spielman

Demain est un autre jourAuteure : Lori Nelson Spielman

Éditeur : Pocket

Genre : Bien-être/Littérature contemporaine

Nombre de pages : 443 p.

Quatrième de couverture :

Qu’avez-vous fait de vos rêves de jeunesse ?
Brett Bohlinger, elle, a un an pour le découvrir. Pensant hériter de l’empire cosmétique familial à la mort de sa mère, ele apprend que cette dernière, qui avait pour elle de tout autres projets, ne lui a légué qu’un vieux bout de papier : la liste de tout ce que Brett voulait vivre quand elle avait 14 ans. Si elle veut toucher sa part, la jeune femme doit réaliser chaque objectif de cette life list. Enseigner ? Aucune envie. Un bébé ? Andrew, son petit ami, n’en veut pas. Tomber amoureuse ? C’est déjà fait, grâce à Andrew. À moins que…

Mon avis :

Demain est un autre jour est ma première incursion dans l’univers de Lori Nelson Spielman et d’emblée, je dois dire que ça m’a plu. Ce roman m’a fait beaucoup pensé à Ta deuxième vie commence quand tu comprends que tu n’en as qu’une de Raphaëlle Giordanno que j’ai lu récemment de par les thèmes abordés, la poursuite des rêves, le bonheur ou les objectifs de vie.

À la lecture du résumé, on se doute que la protagoniste principale, Brett, va réussir à réaliser chacun des objectifs de sa liste de vie, et que tout est un peu cousu de fils blancs, un peu arrangé avec le gars des vus à l’instar des films hollywoodiens, mais je crois que j’ai besoin de ce genre de récits ces temps-ci à la Disney où tout est bien qui finit bien. D’ailleurs, je verrais bien ce roman en film. Il n’en reste pas moins qu’il s’agit d’un récit habile dans lequel fleurissent le positivisme et l’espoir et qu’il faut se laisser porter par l’histoire en gardant en tête notre propre liste de vie, car assurément, ce livre m’a motivée pour écrire ma propre liste et pour tout faire pour en réaliser chacun des objectifs.

La relation mère-fille abordée dans le roman m’a beaucoup rejointe, car je suis très proche de ma mère et nous sommes très complices, à l’instar de Brett et sa mère Elizabeth, qui, même si elle est décédée, se révèle omniprésente dans le récit. Brett a deux frères, mais on sent que c’est elle qui est le plus affectée par le départ de leur mère, d’autant plus qu’elle travaille pour l’entreprise que dirigeait Elizabeth. C’est vraiment un lien unique, spécial qui unit une mère et sa fille et je trouve que le roman en illustre bien toute la particularité. D’ailleurs, qui nous connaît mieux que nous-même parfois, que notre mère. Après chaque défi relevé sur la liste, Brett a droit à une lettre de sa mère, des lettres extrêmement touchantes qui renforcent ce lien mère-fille.

Elisabeth savait que sa fille n’était pas complètement heureuse dans sa vie actuelle et c’est pourquoi elle lui enjoint, pour avoir son héritage, de réaliser les rêves qu’elle caressait adolescente et qu’elle a inscrit sur une liste. D’ailleurs, je crois que nos rêves d’enfants ou d’adolescents sont souvent les plus sincères, car on a tout la vie devant soi et on ne se met pas de barrières. Même si on devient désillusionné par la vie, ces rêves demeurent ancrés au fond de nous.

Malgré un récit qui peut paraître léger au départ, j’ai été touché plus que je ne l’aurais cru par ce récit, notamment par le personnage de Sanquita, une jeune femme courageuse que je vous laisse découvrir. La demi-sœur de Brett, Zoê, m’a également émue par sa simplicité et sa manière toute enfantine de voir le monde. Bref, en ce bel été, je vous invite à découvrir sans attendre Demain est un autre jour les pieds dans le sable tout en vous remémorant de quoi vous rêviez enfant.

Quelques citations :

« Je pense qu’on a tous la capacité d’exaucer nos propres souhaits. Il faut juste trouver le courage nécessaire. »

« Eleanor Roosevelt a dit un jour : Faites chaque jour quelque chose qui vous fait peur. Pousse-toi à réaliser les choses qui t’effraient, ma chérie. Prends des risques et vois où ils te mènent, car, grâce à eux, la vie vaut la peine d’être vécue. »

« Ma chère Brett,
Peut-être te souviens-tu de cette histoire que je te racontais, au sujet du vieil homme en quête du bonheur. Il erre à travers le monde et demande à tous ceux qui croisent son chemin s’ils peuvent partager avec lui le secret d’une vie heureuse. Personne n’en est capable. Le vieil homme rencontre Bouddha, qui accepte de lui révéler ce secret. Bouddha se penche et prend l’homme par les mains. Il plonge son regard dans ses yeux las et lui dit : « Ne faites jamais le mal. Faites toujours le bien. »
Le vieil homme le dévisage, perplexe. « Mais c’est trop simple. Je sais cela depuis que j’ai trois ans ! »
« Oui, dit Bouddha. Nous savons tous cela à l’âge de trois ans. Mais lorsque nous atteignons quatre-vingts ans, nous l’avons oublié. »
Félicitations, ma fille, de répandre le bien autour de toi. C’est le secret d’une vie heureuse. »

« Essaie d’imaginer un monde où, au lieu d’apprendre à nos enfants à être forts, nous leur apprendrions à être tendres. »

 

Dans chacun de mes mots de Tamara Ireland Stone

dans chacun de tes motsAuteure : Tamara Ireland Stone

Éditeur : Hugo & Roman New Way

Genre : Jeunesse/Littérature jeunes adultes/Littérature contemporaine

Nombre de pages : 311 p.

Quatrième de couverture :

Sam est envahie d’angoisses qu’elle n’arrive pas à contrôler. Chaque acte, chaque prise de parole est un véritable calvaire. Pas évident quand on fait partie d’un groupe où tout fashion faux pas fait l’objet d’un raz-de-marée de critiques !

Mais un jour, Sam rencontre Caroline… Très vite, sa nouvelle amie lui fait découvrir un lieu secret du lycée : le Coin des Poètes, où chacun peut réciter ses créations. Peu à peu, Sam se prend presque à se sentir « normale ».

Mais pourquoi, AJ, le mystérieux guitariste du groupe, semble-t-il ne pas accepter sa présence ? Sam devra-t-elle une fois de plus tout remettre en question?

Mon avis :

Voilà quelques mois que j’ai lu ce roman, mais j’en garde encore un souvenir précieux. Il m’a fait vivre une panoplie d’émotions, ce que je recherche quand je lis un roman. Ce fut un véritable coup cœur comme je n’en avait pas eu depuis un bon moment. J’ai lu ce roman en une seule journée et je ne pouvais le refermer sans l’avoir terminé. J’étais bien dans cet univers rempli de poésie et d’émotions. J’avoue que j’avais quelques appréhensions en lisant la quatrième de couverture. J’avais peur de la manière dont les crises d’angoisses, dont la maladie de l’héroïne allaient être traitées et que l’histoire d’amour prenne trop de place dans le récit ou soit tout simplement banale. J’ai même failli ne pas acheter ce livre. Toutes mes appréhensions sont rapidement disparues au fil de ma lecture.

Je me suis attachée facilement à Samantha ou Sam pour ses amies. La maladie dont elle souffre est difficile à expliquer. Sam a des troubles obsessionnels compulsifs et est envahie de pensées noires qu’elle peine à contrôler. Elle fait partie d’un groupe de filles populaires au lycée à qui elle cache sa maladie. Sam essaie d’avoir l’air la plus normale possible, mais cela représente une lutte au quotidien et le lecteur ne peut qu’admirer tous les efforts que cette dernière déploie. L’arrivée de Caroline dans sa vie va tout simplement bouleverser son existence. C’est le genre d’amie qui a une fois inébranlable en nous et qui nous pousse à aller plus loin, à nous dépasser. Il s’agit de la petite voix qui nous souffle à l’oreille, qu’il ne faut pas lâcher, que nous sommes capables dans les moments difficiles. Le lecteur ne peut qu’apprécier Caroline qui pousse Sam à affronter ses peurs, à persévérer. Elle est toujours là dans les moments où Sam a le plus besoin d’elle. Elle lui fait notamment découvrir un lieu qui va totalement transformer la vie de Sam, le coin des poètes.

Que dire de ce merveilleux coin des poètes? Il s’agit d’un lieu pour moi magique. Je m’imaginais aisément dans cette pièce avec les murs tapissées de poèmes de tous les genres, en train de me laisser emporter par les mots des autres. Comme j’aurais aimé qu’un tel coin existe quand j’étais à l’école. J’ai adoré tous les moments associé à ce lieu dans le récit. J’ai vécu comme si j’y étais, l’angoisse de Sam quand elle a dû lire son premier poème devant les membres de ce coin et j’ai ressenti toute la tristesse d’Émilie, une des membres du coins des poètes, lors qu’elle lit un poème dédié à sa mère gravement malade. Les membres de ce coin sont très différents les uns des autres et cela donne des poèmes et des séances de lectures variées où s’entremêlent tristesse, humour, amour ou gourmandise. Les mots sont un puissant moteur pour s’exprimer, alléger les maux de l’âme, laisser aller le trop plein d’émotion qui déferle en soi. Dans chacun de mes mots représente, pour moi, une petite ode à l’écriture, à la puissance de l’expression écrite. Sam évolue beaucoup grâce à ces rencontres au coin des poètes. Elle prend confiance en elle et devient de plus en plus elle-même.

La chute du récit m’a beaucoup surprise, car je n’ai commencé à avoir des doutes que deux ou trois pages avant la révélation. Je n’ai pas l’habitude de relire des romans, mais je pense bien que je vais relire celui-ci un jour. Je ne voulais pas quitter cet univers dans lequel je me sentais bien. Dans chacun de mes mots est un réel petit bijou et je ne peux que vous dire de foncer en espérant que la magie de la plume de Tamara Ireland Stone opère pour vous comme elle m’a envoutée.

Quelques citations :

« Ces murs entendent
ma voix comme
personne d’autre.
Offre à mes
mots un abri
où se réfugier.
Applaudissent, acclament, écoutent.
Changent ma vie
Pour le meilleur.
Eux seuls les
entendent, du premier
au dernier mot. »

Ta deuxième vie commence quand tu comprends que tu n’en as qu’une de Raphaëlle Giordano

Auteure : Raphaëlle Giordano

Éditeur : Eyrolles

Genre : Bien-être/Littérature contemporaine

Nombre de pages : 217 p.

Quatrième de couverture :

Camille, trente-huit ans et quart, a tout, semble-t-il, pour être heureuse. Alors pourquoi a-t-elle l’impression que le bonheur lui a glissé entre les doigts ? Tout ce qu’elle veut, c’est retrouver le chemin de la joie et de l’épanouissement. Quand Claude, routinologue, lui propose un accompagnement original pour l’y aider, elle n’hésite pas longtemps : elle fonce. À travers des expériences étonnantes, créatives et riches de sens, elle va, pas à pas, transformer sa vie et repartir à la conquête de ses rêves…

Mon avis :

J’adore tout ce qui concerne le bien-être et le développement personnel. Dans un monde où tout va vite, je trouve que les gens ont de la difficulté à s’arrêter et à simplement être heureux afin de profiter du moment présent. Beaucoup d’entre eux subissent la vie au lieu de la vivre, se plaignent et ne font rien pour changer la situation. Je m’inclus dans ces personnes, car il m’arrive de me plaindre pour de petites choses insignifiantes au lieu de regarder ce qu’il y a de positif autour de moi.

Tout être humain souhaite être heureux, faire ce qu’il aime, avoir des relations harmonieuses avec les autres, mais il est parfois ardu d’être parfaitement heureux à travers les obstacles que nous envoie la vie.  La quête du bonheur est un sujet qui m’interpelle énormément, car je suis une personne rêveuse, qui a plein de projets à réaliser et qui poursuit incessamment cettte recherche d’une vie meilleure. Le titre de ce roman :  Ta deuxième vie commence quand tu comprends que tu n’en as qu’une est très intriguant.  Il illustre très bien cette recherche de bonheur, ce côté précieux de la vie, de laquelle il faut profiter. En voyant cette jolie couverture, je voulais absolument savoir de quelle façon l’héroine du récit allait réussir à trouver ce bonheur, de quelle façon sa vie allait changer et être transformée. Je dois dire que ce roman ne m’a pas déçu et qu’il a constitué une magnifique brise en cette période estivale.

Il s’agit d’un guide de développement personnel en plus d’un roman. Claude, routinologue ou coach de vie prodigue de nombreux conseils  à Camille, la protagoniste principale du récit,  afin de l’aider dans sa quête de bonheur. Il lui fait vivre toutes sortes d’expériences comme un tour en montgolfière ou manger dans le noir total dans un restaurant. J’ai trouvé l’idée géniale de mélanger fiction et développement personnel. J’ai beaucoup apprécié le fait que Claude ne suggère pas à Camille de tout quitter, de complètement changer de vie, comme le fait l’héroïne du  roman Mange, Prie, aime. Par exemple, Camille est malheureuse dans sa relation avec son conjoint et Claude aurait pu lui conseiller de rompre avec lui, mais au lieu de ça, il lui montre la manière de mieux communiquer avec son amoureux et de créer un peu de magie dans le couple. Également, Camille a de la difficulté avec son fils, un adolescent qu’elle a peine à comprendre et Claude aide Camille à entrer dans le monde de son fils et à avoir du plaisir avec lui.

Dans Ta deuxième vie commence quand tu comprends que tu n’en as qu’une, tous les conseils prodigués sont faciles à appliquer au quotidien. Je crois que tout le monde peut retirer quelque chose de ce roman pour améliorer sa propre vie. Ce livre donne envie de sortir du marasme du quotidien, de la routine, pour essayer de nouvelles expériences et appréhender le monde d’une manière différente. C’est d’ailleurs ce que j’ai retenu du roman, que notre manière d’appréhender le monde influence notre quotidien. Si je vois la pluie comme un obstacle, elle sera un obstacle, tandis que si je la transforme en jeu, elle deviendra plaisir. Tout est dans la manière de percevoir les choses et c’est moi seule qui ait le pouvoir de changer cette perception. Je suis sortie de ma lecture avec un sentiment de bien-être.

Quelques citations :

« Faire ce que tu aimes, c’est la liberté; aimer ce que tu fais, c’est le bonheur. »

« Vous n’imaginez pas le nombre d’analphabètes du bonheur ! Sans parler de l’illettrisme émotionnel ! Un véritable fléau… Ne pensez-vous pas qu’il n’y ait rien de pire que cette impression de passer à côté de sa vie faute d’avoir eu le courage de la modeler à l’image de ses désirs, faute d’être resté fidèle à ses valeurs profondes, à l’enfant qu’on était, à ses rêves ?… La capacité au bonheur se travaille, se muscle jour après jour. Il suffit de revoir son système de valeurs, de rééduquer le regard qu’on porte sur la vie et les évènements.»

« Le plus grave, ce n’est pas d’échouer. C’est de ne pas avoir essayé. De toute façon, on ne peut jamais se prémunir des éventuelles souffrances car elles font partie de la vie. Vouloir y échapper est impossible. La vie est faite de pain noir et de pain blanc. Chacun doit l’accepter comme part entière des règles du jeu de l’existence ! Résister à cette réalité ne fait que renforcer le mal-être. C’est pourquoi les sages apprennent à agir sur ce sur quoi ils ont prise, non sur le cours extérieur des évènements mais sur la façon de les appréhender.»

« En développant l’altruisme, l’amour, la tendresse et la compassion, on réduit la haine, le désir ou l’orgueil. »

Audrey retrouvée de Sophie Kinsella

Audrey retrouvée par KinsellaAuteure : Sophie Kinsella

Éditeur : Pocket Jeunesse

Genre : Jeunesse/Littérature jeunes adultes/Littérature contemporaine

Nombre de pages : 299 p.

Quatrième de couverture :

Audrey a 14 ans. Elle souffre de troubles anxieux. Elle vit cachée derrière ses lunettes noires, recluse dans la maison de ses parents à Londres.

Ça, c’était avant.

Avant que Dr Sarah, son psychiatre, lui demande de tourner un film sur sa famille, pour voir la vie d’un oeil nouveau : celui de la caméra.

Avant que Linus, un copain de son frère, débarque. Avec son grand sourire et ses drôles de petits mots griffonnés sur le coin d’une feuille, il va pousser Audrey à sortir. Et à redécouvrir le monde…

Mon avis :

Audrey retrouvée est le premier roman jeunes adultes de Sophie Kinsella, pour lequel l’auteure a choisi un sujet sensible : le harcèlement scolaire. Elle l’aborde avec finesse sous l’angle de la reconstruction, de la vie après avoir subie une telle épreuve. L’action ne se situe pas, comme dans bien d’autres romans, à l’école, où  le  lecteur est témoin de l’intimidation, du harcèlement ou des messes basses que subie la protagoniste. Je trouve que c’est là que réside toute l’originalité du roman, qui montre la suite des événements, ce qui ce passe après, une fois que le harcèlement est chose du passée.

Dans Audrey retrouvée, le lecteur n’a qu’une vague idée de ce qu’a subie Audrey, le personnage principal et cela n’est pas si important au final. Les filles qui l’ont harcelée ont été suspendues de l’école. Audrey fait l’école à la maison en attendant d’être prête à intégrer une nouvelle école. Elle vit recluse chez elle, éprouvant une phobie sociale, se cachant sous ses lunettes noires, incapable de regarder qui que ce soit dans les yeux, même ses parents. Pour ma part, je crois qu’on parle rarement de tous les efforts qu’une personne doit effectuer et des obstacles qu’elle doit surmonter pour remonter la pente après avoir été victime de harcèlement, car les conséquences sont parfois et souvent terribles et détruisent une personnes. Ce livre représente pour moi une reconquête de soi que Sophie Kinsella met en scène de manière sublime.

Cette reconquête de soi passe par des personnages aussi colorés les uns que les autres. D’abord, Frank, le plus vieux des deux petits frères d’Audrey est un mordu de jeux vidéos qui veux participer à un concours dont le prix final est de six millions dollars. Sa mère Anne, qui se fit aux articles du Daily Mail pour éduquer sa famille, essaie tant bien que mal de le convaincre de se consacrer à autre chose qu’aux jeux vidéos, mais c’est sans compter sur la détermination et l’ingéniosité de Frank qui est prêt à tout afin de s’entraîner pour le concours. Frank m’a beaucoup fait rire tout au long du récit. Il est vif d’esprit et la manière qu’il a de répondre à sa mère est hilarante, notamment quand cette dernière l’emmène courir avec elle pour lui faire faire un peu d’exercice et qu’il la prend à son propre jeu. Je souriais à pleine dent assise dans mon lit.

Frank m’a également touchée par l’amour qu’il porte à sa sœur et la manière qu’il a de la supporter dans l’épreuve qu’elle traverse. Par exemple, lorsque Audrey va dans un café rencontrer l’une des harceleuses de son ancienne école qui souhaite lui demander pardon, Frank l’accompagne et alors que la conversation tourne au vinaigre, il la défend  et est là pour elle. D’ailleurs, on sent que toute la famille d’Audrey la supporte dans son épreuve, la laisse évoluer à son rythme sans lui mettre de pression. L’amour règne dans cette famille et cela transparaît tout au fil de ce récit rempli d’humour, car le roman ne manque pas d’humour croyez-moi. La mère d’Audrey, Anne, m’a également fait beaucoup rire avec ses réactions excessives parfois, comme vouloir jeter l’ordinateur de Frank par la fenêtre sous le regard de tous les voisins, pour finalement chercher à comprendre le jeu vidéo auquel s’adonne son fils.

Mon personnage préféré d’entre tous est Linus, le meilleur ami de Frank. J’ai adoré la façon qu’il a de ne pas juger Audrey, et d’essayer d’entrer dans sa bulle petit à petit. Il commence par lui écrire de petits mots sur un papier, Audrey lui répond, et grâce à lui, sort de sa coquille et commence à sortir en dehors de la maison avec Linus. Linus est d’une gentillesse exemplaire, mais il a aussi du cran et de l’humour à revendre et c’est ce que j’apprécie chez lui. Il donne des petits défis comiques à Audrey pour la forcer à parler à des inconnus. L’évolution d’Audrey est vraiment belle à voir et je crois que cela montre que la vie est faite de hauts et de bas, mais peu importe ce qui arrive, il est possible d’avancer et de s’en sortir. La vie nous apporte son lots d’épreuves que l’on peut surmonter.

Audrey retrouvée est un roman tout simplement génial qui fait du bien à l’âme. Le lecteur sort de sa lecture le cœur attendrie et l’âme rempli d’espoir. Le récit est très mature malgré sa vocation jeunes adultes et si Sophie Kinsella publie un autre roman de ce genre, je serai assurément au rendez-vous. Il s’agit d’un roman parfait pour l’été si vous voulez un récit léger, drôle, à la fois intelligent et bien emmené.

Quelques citations :

« Je crois que j’ai compris que la vie consiste à grimper, perdre pied, tomber et se remettre d’aplomb. C’est pas grave si vous glissez en arrière, du moment que vous gravissez la pente. On ne peut pas espérer mieux. Une lente et incertaine ascension. »

« Les parents contrôlent l’usage des nouvelles technologies et le temps d’utilisation des appareils électroniques à la maison, ils limitent les jeux vidéo et les réseaux sociaux, mais dès que leur ordinateur part en vrille, ils braillent comme des bébés : « Il est parti où mon document ? » « J’arrive pas à ouvrir Facebook. » « Comment je fais pour télécharger la photo? » « Je double clique ? Quoi ? Comment ça ? »
Et là, qui appellent-ils au secours ? »

« Le problème, c’est que la dépression ne s’accompagne pas de symptômes, comme des petits boutons ou de la fièvre, alors au début, on ne se rend pas compte. On continue à répondre « tout va bien » alors que, au fond, ça ne va pas du tout. On se dit qu’on n’a aucune raison d’aller mal. Et on se répète sans arrêt : « mais pourquoi est-ce que je me sens si mal ? »

Girl Online de Zoe Sugg

Auteure : Zoe Sugg

Éditeur : La Martinière Fiction J.

Genre : Jeunesse/Littérature jeunes adultes/Littérature contemporaine

Nombre de pages : 350 p.

Quatrième de couverture :

Gaffeuse et réservée, Penny a le don de se mettre dans des situations embarrassantes. Derrière la jeune fille maladroite, pourtant, se cache la très populaire blogueuse Girl Online, qui confie ses rêves et ses secrets sur le net. Grâce au succès de son blog, Penny prend peu à peu confiance en elle, et la vie lui paraît soudain plus facile. Si bien qu’un jour, à New York avec ses parents, elle s’autorise à croire au grand amour. Mais l’élu de son cœur ne lui a pas tout dit. Et ce n’est pas n’importe quel garçon. Penny n’est pas au bout de ses surprises…

Mon avis :

Ce qui m’a tout de suite attirée dans ce livre est l’univers du blogue. Ce roman met en scène une jeune adolescente nommée Penny qui écrit un blogue de manière anonyme fin de posséder son endroit à elle, une place où elle peut s’exprimer en toute liberté et sincérité sans aucune contrainte. Elle y parle de manière personnelle de sa vie quotidienne qui n’est pas toujours facile, car Penny est une gaffeuse de première ordre ( comme moi :-)) et l’adolescence n’est pas toujours une période de tout repos. Pour moi, ce roman ramène à la base de la raison pour laquelle écrire un blogue, soit s’exprimer avec sincérité, ce qui représente une valeur vraiment primordiale pour moi que j’essaie d’appliquer dans l’écriture de mon propre blogue. D’ailleurs, le lecteur a droit à quelques articles de blog dans lesquels Penny parle de l’amour, de l’amitié (celle qui s’effrite entre elle et sa meilleure amie d’enfance), de ce qu’elle vit et j’ai ressenti une belle sincérité dans ses questionnements à elle et j’ai beaucoup aimé la manière dont les lecteurs de son blogue la supporte.

He oui, que serait-t’on en tant que blogueurs sans nos chers lecteurs, car si on écrit d’abord pour soi, on écrit aussi pour être lu et partager notre expérience avec les autres et c’est toujours gratifiant de recevoir des commentaires de nos lecteurs. Penny a une belle relation avec ses lecteurs qui sont là pour elle et vivent des expériences similaires à cette dernière. À travers ce roman, on voit aussi tout le revers de la médaille de ce monde virtuelle qu’est Internet et que sont les réseaux sociaux. En un seule clique, nous pouvons détruire la vie de quelqu’un en envoyant sur Internet un commentaire mesquin, une vidéo compromettante mettant en scène cette personne. Je trouve qu’il faut faire attention à ce qu’on dit sur les réseaux sociaux, car c’est tellement facile de se cacher derrière le virtuel et de blesser ou rabaisser quelqu’un. Les réseaux sociaux ont un énorme impact sur le plan social et il faut que les gens soient conscientisés à cet influence des médias sociaux et d’Internet.

Dans ce roman, Penny apprend à ses dépends l’énormité de cet influence des médias sociaux, mais cela lui apportera également du positif dans sa vie. En effet, un voyage à New-York lui fera rencontrer le grand amour, prendre confiance en elle et affronter ses peurs. Penny a eu un accident de voiture qui l’a énormément marqué et dont elle garde des séquelles. Elle éprouve des crises d’angoisse en voiture et Noah, de qui elle tombera amoureuse à New-York lui fera baisser ses barrières et affronter ses peurs. L’évolution de la jeune fille timide, angoissée et insécure en une jeune femme confiante, sûre d’elle, courageuse et qui ose est belle à voir dans ce roman qui comporte certes quelques clichés, mais qui se lit comme un charme et dans laquelle toute jeune adolescente peut se retrouver. Noah est un personnage que j’ai adoré dans le roman, doux, à l’écoute, charmant et mystérieux en même temps. Il cache un secret qu’il ne veut dévoiler à Penny, mais je dois avouer que je me suis doutée de ce secret au fil du roman. Les personnages qui gravitent autour de Penny sont tous intéressants, dont notamment sont grand-frère qui m’a touché par ce qu’il a fait et était prêt à faire pour Penny lorsque tout s’écroulait dans son monde et son meilleur ami Elliot avec qui Penny partage tout.

Bref, Girl Online est un roman rempli d’humour et de sincérité qui m’a fait beaucoup réfléchir sur l’influence d’Internet dans nos vie. J’ai lu ce roman en un clin d’œil et je ne peux que vous le conseiller si vous avez envie d’une histoire à la fois légère, qui vous replonge dans votre propre adolescence.

 Quelques citations :
                                                                                                                                                                                  « En attendant ce jour béni, je vais déjà tâcher d’être moi-même sur ce blog. J’y raconterai ce qui me chante…et j’adorerais que vous (qui que vous soyez) en fassiez autant. On sera ici entre nous, ce sera notre petit coin de web, un endroit où il est permis de parler de ce qu’on ressent vraiment en tant qu’adolescente ».
                                                                                                                                                                                « Océane la Battante. Mon nouveau pseudonyme tourne dans ma tête. Je m’imagine en super héroïne de bande dessinée, arborant un body bleu-vert et une cape de même couleur. Mes longues boucles auburn descendent très bas dans mon dos…»
                                                                                                                                                                              « Je suis Océane la Battante », je me répète et incroyable mais vrai, les battements de mon cœur s’apaisent et ma gorge se dénoue légèrement ».

Nos âmes jumelles, tome 1 de Samantha Bailly

Auteure : Samantha Bailly

Éditeur : Rageot

Genre : Jeunesse/Littérature jeunes adultes/Littérature contemporaine

Nombre de pages : 311 p.

Quatrième de couverture :

Sonia est la plume, Lou le crayon. Ensemble, elles inventent, osent, racontent, décrivent…
Y seraient-elles parvenues l’une sans l’autre ?
De virtuel sur un forum, leur duo peut-il leur faire vivre une amitié réelle ?

Mon avis :

Voilà un bon moment que je n’avais pas lu un seul roman, pour ne pas dire une éternité, soit environ 9 mois. Ce roman était tout indiqué pour me redonner le goût à la lecture. L’un des deux personnages principaux, Sonia Pradier, est une adolescente qui rêve de devenir écrivaine. Ce personnage ma beaucoup interpellée, car je crois qu’en plusieurs amatrices de lectures se cachent des personnes qui adorent l’écriture et qui aimeraient publier un livre. En tout cas, c’est mon cas :-) Ça m’a ramené à ma propre adolescente durant laquelle j’écrivais des poèmes, des débuts de romans jamais terminés. Je me souviens de ma fierté quand un de mes poèmes a été publié dans la revue de mon école. Bref, ce roman m’a rappelé de beaux souvenirs et m’a ramené à mon propre rêve de publier mes écrits un jour.

Pour moi, Nos âmes jumelles propose une belle réflexion sur le rêve. Sonia souhaite publier ses écrits, et Lou, ses dessins et les deux protagonistes vont allier leur passion pour réaliser ce rêve. Tout au fil du roman, le lecteur peut sentir cette passion qui les animent et tout le travail qu’elles investissent dans celle-ci. Pour réaliser un rêve, il faut travailler fort, ne jamais cesser de croire en ce rêve et se donner les moyens de le réaliser. C’est ce que Lou et Sonia accomplissent. D’ailleurs, cette phrase que dit un professeur à Sonia m’a beaucoup touchée : « N’oubliez jamais que vous pouvez briller, mademoiselle Pradier». Je garde précieusement cette petite phrase en mémoire, car il faut toujours croire en soi.

Quand j’ai commencé la lecture de ce roman, je m’attendais à une belle histoire d’amitié, mais je ne pensais vraiment pas à être autant touchée par celle-ci. Lou et Sonia se complètent, se poussent à aller plus loin dans leur vie personnelle. Par exemple, Lou n’a pas beaucoup d’amis, pour ne pas dire du tout. Elle ne va jamais à des fêtes avec des jeunes de son âge. Sonia pousse Lou à sortir un peu de sa coquille en lui apprenant à se maquiller et en l’amenant dans une fête durant laquelle Lou s’amuse, agit comme une fille de son âge. Les deux filles ne se jugent jamais l’une l’autre, ne sont pas en compétition, mais s’entraident, se confient et se dévoilent l’une à l’autre. Elle constituent une équipe réunie par leur passion respective. J’ai beaucoup appréciée cette dynamique entre elles, car c’est un peu comme cela que je vois l’amitié. À chaque chapitre du roman, le lecteur suit alternativement le quotidien de Lou et Sonia. Le lecteur en apprend plus sur leur vie personnelle, sur les épreuves qu’elles vivent, et ce, de manière très réaliste et mature. Je me suis d’autant plus attachée à ces deux adolescentes. Je crois que tout le monde aimerait vivre une amitié comme la leur.

Côté écriture, je dirais que c’est très moderne, simple et directe. Il y a les échanges entre Lou et Sonia via le Forum Trames, la messagerie Facebook, etc. Les réseaux sociaux, Internet sont donc des thèmes très présents dans le roman. D’ailleurs, le roman pose une réflexion sur les réseaux sociaux. Il faut être prudent, car on ne sait jamais qui se cache derrière l’écran… Je ne vous en dévoilerai pas plus là-dessus chers lecteurs et lectrices.

Bref, pour ma première incursion dans l’univers de Samantha Bailly, j’ai dévoré ce roman et je dois vous avouer que je n’y trouve pas vraiment de points négatifs. Il a su me divertir, me faire réfléchir et me faire rêver, alors, que demander de plus. Un roman léger, doudou, qui fait redonner espoir en nos rêves.! À mettre entre toutes les mains :-)

Quelques citations :

« Une règle se confirme au fil du temps,
Que j’aurais aimé connaître à l’époque.
Les tendances s’inversent avec les années.
Les populaires deviennent impopulaire.
Les impopulaires deviennent populaires. »

– Dis, Lou, tu te souviens de notre première rencontre ? Je veux dire, de la première fois où nous avons discuté toi et moi ? Si on m’avait dit que, ce jour-là, je venais de t’ouvrir une fenêtre sur ma vie, que nos histoires seraient liées aussi longtemps, je ne l’aurais pas cru.
– Tu sais, Sonia, tu as toujours été la plus forte de nous deux. la plus souriante, la plus lumineuse. A côté de toi, je me suis souvent sentie sombre, très sombre. J’imagine que c’est ce mélange de noir et de blanc qui a permis que nous en soyons là aujourd’hui.

« N’oublie pas, canalise ton énergie. La vie peut être rude, donner des coups, mais il faut les lui rendre »

Et puis Paulette… de Barbara Constantine

Auteur : Barbara Constantine

Genre : Littérature contemporaine

Nombre de pages : 306 p.

Quatrième de couverture :

Ferdinand vit seul dans sa grande ferme vide. Et ça ne le rend pas franchement joyeux. Un jour, après un violent orage, il passe chez sa voisine avec ses petits-fils et découvre que son toit est sur le point de s’effondrer. À l’évidence, elle n’a nulle part où aller. Très naturellement, les Lulus (6 et 8 ans) lui suggèrent de l’inviter à la ferme. L’idée le fait sourire. Mais ce n’est pas si simple, certaines choses se font, d’autres pas… Après une longue nuit de réflexion, il finit tout de même par aller la chercher. De fil en aiguille, la ferme va se remplir, s’agiter, recommencer à fonctionner. Un ami d’enfance devenu veuf, deux très vieilles dames affolées, des étudiants un peu paumés, un amour naissant, des animaux. Et puis, Paulette…

Mon avis :

Voilà maintenant 1 mois que j’ai terminé de lire ce roman et j’en garde un beau souvenir, impérissable. Je m’étais promis de découvrir la plume de Barbara Constantine en 2013, mais il aura fallu attendre en 2014 pour que mon vœu se réalise. C’est grâce à ma choupette de partenaire Bouchon des bois et à sa chronique plus que tentante que j’ai voulu m’immerger dans ce roman et je l’en remercie beaucoup, car ce fut une immersion d’une rare beauté et simplicité.

Simple : c’est d’ailleurs le premier mot auquel je pense pour décrire ce livre. Il n’y a aucun flaflas dans ce roman, ni de grandes péripéties ou de grandes aventures, mais c’est parfait comme cela. Il s’agit de la vie de personnes comme vous et moi, dans tout ce qu’elle comporte de joies et de drames. On sent que chaque personnage vit quelque chose de  terrible, qu’on ne voit qu’en surface, qu’on ne fait qu’entrevoir, et que c’est beaucoup plus profond qu’il n’y paraît.

La maison de Ferdinand devient une sorte de petite communauté qui s’agrandit au fur et à mesure que le récit avance, car plusieurs protagonistes de tous âges emménagent chez Ferdinand. Chaque membre de cette petite communauté est important. Le lecteur apprend à tous les connaître et à les aimer. C’est beau de voir la façon dont chacun va s’adapter à la présence de l’autre dans cette cohabitation et comment chacun va apporter un petit quelque chose de lui-même à ce groupe assez disparate. Un esprit d’entraide, de soutien, de compréhension règne dans cette maison. J’aurais aimé faire partie de cette belle petite famille. Ce récit est d’autant plus beau, que les gens qui en viennent à former cette famille n’étaient nullement amis, parents ou proches au départ. Ce roman me redonne espoir en la capacité de l’humain d’être bon et généreux envers les autres.

Tout au long du récit, je me suis demandé qui pouvait bien être la Paulette mentionnée dans le titre du livre, car il n’y avait aucun personnage portant ce nom. Ce n’est qu’à la toute fin que cela a pris son sens et quelle fin!!! Je n’aurais pu en imaginer une plus belle. Le sourire ne quittait plus mes lèvres.

Ne passez surtout pas à côté d’un récit aussi vrai, authentique. Je dis simplement chapeau Barbara Constantine. C’est avec plaisir et délice que je plongerai dans ses autres œuvres.

Ma note :

Coup de cœur!!!

La délicatesse de David Foenkinos

Auteur : David Foenkinos

Genre : Littérature contemporaine

Nombre de pages : 224 p.

Quatrième de couverture :

« François pensa : si elle commande un déca, je me lève et je m’en vais. C’est la boisson la moins conviviale qui soit. Un thé, ce n’est guère mieux. On sent qu’on va passer des dimanches après-midi à regarder la télévision. Ou pire : chez les beaux-parents. Finalement, il se dit qu’un jus, ça serait bien. Oui, un jus, c’est sympathique. C’est convivial et pas trop agressif. On sent la fille douce et équilibrée. Mais quel jus ? Mieux vaut esquiver les grands classiques : évitons la pomme ou l’orange, trop vu. Il faut être un tout petit peu original, sans être toutefois excentrique. La papaye ou la goyave, ça fait peur. Le jus d’abricot, c’est parfait. Si elle choisit ça, je l’épouse…  

– Je vais prendre un jus… Un jus d’abricot, je crois, répondit Nathalie. Il la regarda comme si elle était une effraction de la réalité ».

Mon avis :

Voilà un bon moment que ce roman repose dans ma pile. Ne sachant trop quel livre découvrir parmi ceux de ma bibliothèque, j’ai choisi ce titre complètement par hasard. Comme le hasard fait bien les choses parfois, car il s’agit là d’un bijou, d’une petite pépite d’or que j’ai pris plaisir à découvrir et dont la brillance a trouvé écho en moi. J’avoue que je ne savais du tout à quoi m’attendre en ouvrant ce livre, ce qui a rendu la découverte d’autant plus passionnante.

La délicatesse présente une belle histoire d’amour entre deux êtres que personne à priori ne verrait ensemble, mais qui, à la suite d’un baiser tout à fait imprévu, vont s’apprivoiser tranquillement. Nathalie est décrite comme la jolie femme dont tous les hommes rêvent, tandis que Markus est un homme simple, ordinaire, ni beau ni laid, quelqu’un d’insignifiant qui est invisible aux yeux des autres. La beauté de l’histoire réside dans ce qui réunira ces deux êtres que tout oppose. La manière dont leur relation évolue se révèle tout à fait sublime et rend ce récit, qui peut sembler au départ banal, extraordinaire. Cet extrait du roman résume divinement bien le récit :

« Pensée d’un philosophe polonais

Il y a des gens formidables
qu’on rencontre au mauvais moment.
El il y a des gens qui sont formidables
parce qu’on les rencontre au bon moment.»

Markus devient extraordinaire aux yeux de Nathalie, car cette dernière apprend à mieux le connaître à un moment de sa vie où elle a besoin d’un homme comme lui. Il est différent de tous les hommes qu’elle a connus. C’est vrai que dans la vie, certaines personnes arrivent à point nommé et qu’ils nous apportent quelque chose qu’on a besoin à ce moment-là. Mais Nathalie et Makus, ce n’est pas juste un amour de passage., mais une belle relation qui s’inscrit de manière durable. Des sujets lourds comme le deuil sont abordés dans ce roman écrit tout en finesse et en délicatesse. Ce que j’ai aimé de leur relation, c’est que ces deux être ne tombent pas en amour rapidement, mais se découvrent lentement l’un l’autre. Dans une société où les relations amoureuses se tissent rapidement, j’ai aimé cette relation qui évolue tout en lenteur et en douceur. Je trouve que c’est la beauté des relations amoureuses, apprendre à découvrir l’autre un peu plus chaque jour et se sentir ainsi toujours plus grand.

Ce roman est différent de ceux que je lis habituellement, mais je peux vous dire que j’en suis sortie le sourire aux lèvres et le cœurs léger. La délicatesse, c’est un pur petit moment de joie, de bonheur. Ne vous privez surtout pas de le lire :-) Je n’ai qu’une seule envie maintenant : voir le film mettant en vedette Audrey Toutou tiré du roman. L’avez-vous vu?

Ma note :

9/10