Archive | août 2016

Demain est un autre jour de Lori Nelson Spielman

Demain est un autre jourAuteure : Lori Nelson Spielman

Éditeur : Pocket

Genre : Bien-être/Littérature contemporaine

Nombre de pages : 443 p.

Quatrième de couverture :

Qu’avez-vous fait de vos rêves de jeunesse ?
Brett Bohlinger, elle, a un an pour le découvrir. Pensant hériter de l’empire cosmétique familial à la mort de sa mère, ele apprend que cette dernière, qui avait pour elle de tout autres projets, ne lui a légué qu’un vieux bout de papier : la liste de tout ce que Brett voulait vivre quand elle avait 14 ans. Si elle veut toucher sa part, la jeune femme doit réaliser chaque objectif de cette life list. Enseigner ? Aucune envie. Un bébé ? Andrew, son petit ami, n’en veut pas. Tomber amoureuse ? C’est déjà fait, grâce à Andrew. À moins que…

Mon avis :

Demain est un autre jour est ma première incursion dans l’univers de Lori Nelson Spielman et d’emblée, je dois dire que ça m’a plu. Ce roman m’a fait beaucoup pensé à Ta deuxième vie commence quand tu comprends que tu n’en as qu’une de Raphaëlle Giordanno que j’ai lu récemment de par les thèmes abordés, la poursuite des rêves, le bonheur ou les objectifs de vie.

À la lecture du résumé, on se doute que la protagoniste principale, Brett, va réussir à réaliser chacun des objectifs de sa liste de vie, et que tout est un peu cousu de fils blancs, un peu arrangé avec le gars des vus à l’instar des films hollywoodiens, mais je crois que j’ai besoin de ce genre de récits ces temps-ci à la Disney où tout est bien qui finit bien. D’ailleurs, je verrais bien ce roman en film. Il n’en reste pas moins qu’il s’agit d’un récit habile dans lequel fleurissent le positivisme et l’espoir et qu’il faut se laisser porter par l’histoire en gardant en tête notre propre liste de vie, car assurément, ce livre m’a motivée pour écrire ma propre liste et pour tout faire pour en réaliser chacun des objectifs.

La relation mère-fille abordée dans le roman m’a beaucoup rejointe, car je suis très proche de ma mère et nous sommes très complices, à l’instar de Brett et sa mère Elizabeth, qui, même si elle est décédée, se révèle omniprésente dans le récit. Brett a deux frères, mais on sent que c’est elle qui est le plus affectée par le départ de leur mère, d’autant plus qu’elle travaille pour l’entreprise que dirigeait Elizabeth. C’est vraiment un lien unique, spécial qui unit une mère et sa fille et je trouve que le roman en illustre bien toute la particularité. D’ailleurs, qui nous connaît mieux que nous-même parfois, que notre mère. Après chaque défi relevé sur la liste, Brett a droit à une lettre de sa mère, des lettres extrêmement touchantes qui renforcent ce lien mère-fille.

Elisabeth savait que sa fille n’était pas complètement heureuse dans sa vie actuelle et c’est pourquoi elle lui enjoint, pour avoir son héritage, de réaliser les rêves qu’elle caressait adolescente et qu’elle a inscrit sur une liste. D’ailleurs, je crois que nos rêves d’enfants ou d’adolescents sont souvent les plus sincères, car on a tout la vie devant soi et on ne se met pas de barrières. Même si on devient désillusionné par la vie, ces rêves demeurent ancrés au fond de nous.

Malgré un récit qui peut paraître léger au départ, j’ai été touché plus que je ne l’aurais cru par ce récit, notamment par le personnage de Sanquita, une jeune femme courageuse que je vous laisse découvrir. La demi-sœur de Brett, Zoê, m’a également émue par sa simplicité et sa manière toute enfantine de voir le monde. Bref, en ce bel été, je vous invite à découvrir sans attendre Demain est un autre jour les pieds dans le sable tout en vous remémorant de quoi vous rêviez enfant.

Quelques citations :

« Je pense qu’on a tous la capacité d’exaucer nos propres souhaits. Il faut juste trouver le courage nécessaire. »

« Eleanor Roosevelt a dit un jour : Faites chaque jour quelque chose qui vous fait peur. Pousse-toi à réaliser les choses qui t’effraient, ma chérie. Prends des risques et vois où ils te mènent, car, grâce à eux, la vie vaut la peine d’être vécue. »

« Ma chère Brett,
Peut-être te souviens-tu de cette histoire que je te racontais, au sujet du vieil homme en quête du bonheur. Il erre à travers le monde et demande à tous ceux qui croisent son chemin s’ils peuvent partager avec lui le secret d’une vie heureuse. Personne n’en est capable. Le vieil homme rencontre Bouddha, qui accepte de lui révéler ce secret. Bouddha se penche et prend l’homme par les mains. Il plonge son regard dans ses yeux las et lui dit : « Ne faites jamais le mal. Faites toujours le bien. »
Le vieil homme le dévisage, perplexe. « Mais c’est trop simple. Je sais cela depuis que j’ai trois ans ! »
« Oui, dit Bouddha. Nous savons tous cela à l’âge de trois ans. Mais lorsque nous atteignons quatre-vingts ans, nous l’avons oublié. »
Félicitations, ma fille, de répandre le bien autour de toi. C’est le secret d’une vie heureuse. »

« Essaie d’imaginer un monde où, au lieu d’apprendre à nos enfants à être forts, nous leur apprendrions à être tendres. »

 

Dans chacun de mes mots de Tamara Ireland Stone

dans chacun de tes motsAuteure : Tamara Ireland Stone

Éditeur : Hugo & Roman New Way

Genre : Jeunesse/Littérature jeunes adultes/Littérature contemporaine

Nombre de pages : 311 p.

Quatrième de couverture :

Sam est envahie d’angoisses qu’elle n’arrive pas à contrôler. Chaque acte, chaque prise de parole est un véritable calvaire. Pas évident quand on fait partie d’un groupe où tout fashion faux pas fait l’objet d’un raz-de-marée de critiques !

Mais un jour, Sam rencontre Caroline… Très vite, sa nouvelle amie lui fait découvrir un lieu secret du lycée : le Coin des Poètes, où chacun peut réciter ses créations. Peu à peu, Sam se prend presque à se sentir « normale ».

Mais pourquoi, AJ, le mystérieux guitariste du groupe, semble-t-il ne pas accepter sa présence ? Sam devra-t-elle une fois de plus tout remettre en question?

Mon avis :

Voilà quelques mois que j’ai lu ce roman, mais j’en garde encore un souvenir précieux. Il m’a fait vivre une panoplie d’émotions, ce que je recherche quand je lis un roman. Ce fut un véritable coup cœur comme je n’en avait pas eu depuis un bon moment. J’ai lu ce roman en une seule journée et je ne pouvais le refermer sans l’avoir terminé. J’étais bien dans cet univers rempli de poésie et d’émotions. J’avoue que j’avais quelques appréhensions en lisant la quatrième de couverture. J’avais peur de la manière dont les crises d’angoisses, dont la maladie de l’héroïne allaient être traitées et que l’histoire d’amour prenne trop de place dans le récit ou soit tout simplement banale. J’ai même failli ne pas acheter ce livre. Toutes mes appréhensions sont rapidement disparues au fil de ma lecture.

Je me suis attachée facilement à Samantha ou Sam pour ses amies. La maladie dont elle souffre est difficile à expliquer. Sam a des troubles obsessionnels compulsifs et est envahie de pensées noires qu’elle peine à contrôler. Elle fait partie d’un groupe de filles populaires au lycée à qui elle cache sa maladie. Sam essaie d’avoir l’air la plus normale possible, mais cela représente une lutte au quotidien et le lecteur ne peut qu’admirer tous les efforts que cette dernière déploie. L’arrivée de Caroline dans sa vie va tout simplement bouleverser son existence. C’est le genre d’amie qui a une fois inébranlable en nous et qui nous pousse à aller plus loin, à nous dépasser. Il s’agit de la petite voix qui nous souffle à l’oreille, qu’il ne faut pas lâcher, que nous sommes capables dans les moments difficiles. Le lecteur ne peut qu’apprécier Caroline qui pousse Sam à affronter ses peurs, à persévérer. Elle est toujours là dans les moments où Sam a le plus besoin d’elle. Elle lui fait notamment découvrir un lieu qui va totalement transformer la vie de Sam, le coin des poètes.

Que dire de ce merveilleux coin des poètes? Il s’agit d’un lieu pour moi magique. Je m’imaginais aisément dans cette pièce avec les murs tapissées de poèmes de tous les genres, en train de me laisser emporter par les mots des autres. Comme j’aurais aimé qu’un tel coin existe quand j’étais à l’école. J’ai adoré tous les moments associé à ce lieu dans le récit. J’ai vécu comme si j’y étais, l’angoisse de Sam quand elle a dû lire son premier poème devant les membres de ce coin et j’ai ressenti toute la tristesse d’Émilie, une des membres du coins des poètes, lors qu’elle lit un poème dédié à sa mère gravement malade. Les membres de ce coin sont très différents les uns des autres et cela donne des poèmes et des séances de lectures variées où s’entremêlent tristesse, humour, amour ou gourmandise. Les mots sont un puissant moteur pour s’exprimer, alléger les maux de l’âme, laisser aller le trop plein d’émotion qui déferle en soi. Dans chacun de mes mots représente, pour moi, une petite ode à l’écriture, à la puissance de l’expression écrite. Sam évolue beaucoup grâce à ces rencontres au coin des poètes. Elle prend confiance en elle et devient de plus en plus elle-même.

La chute du récit m’a beaucoup surprise, car je n’ai commencé à avoir des doutes que deux ou trois pages avant la révélation. Je n’ai pas l’habitude de relire des romans, mais je pense bien que je vais relire celui-ci un jour. Je ne voulais pas quitter cet univers dans lequel je me sentais bien. Dans chacun de mes mots est un réel petit bijou et je ne peux que vous dire de foncer en espérant que la magie de la plume de Tamara Ireland Stone opère pour vous comme elle m’a envoutée.

Quelques citations :

« Ces murs entendent
ma voix comme
personne d’autre.
Offre à mes
mots un abri
où se réfugier.
Applaudissent, acclament, écoutent.
Changent ma vie
Pour le meilleur.
Eux seuls les
entendent, du premier
au dernier mot. »

Ta deuxième vie commence quand tu comprends que tu n’en as qu’une de Raphaëlle Giordano

Auteure : Raphaëlle Giordano

Éditeur : Eyrolles

Genre : Bien-être/Littérature contemporaine

Nombre de pages : 217 p.

Quatrième de couverture :

Camille, trente-huit ans et quart, a tout, semble-t-il, pour être heureuse. Alors pourquoi a-t-elle l’impression que le bonheur lui a glissé entre les doigts ? Tout ce qu’elle veut, c’est retrouver le chemin de la joie et de l’épanouissement. Quand Claude, routinologue, lui propose un accompagnement original pour l’y aider, elle n’hésite pas longtemps : elle fonce. À travers des expériences étonnantes, créatives et riches de sens, elle va, pas à pas, transformer sa vie et repartir à la conquête de ses rêves…

Mon avis :

J’adore tout ce qui concerne le bien-être et le développement personnel. Dans un monde où tout va vite, je trouve que les gens ont de la difficulté à s’arrêter et à simplement être heureux afin de profiter du moment présent. Beaucoup d’entre eux subissent la vie au lieu de la vivre, se plaignent et ne font rien pour changer la situation. Je m’inclus dans ces personnes, car il m’arrive de me plaindre pour de petites choses insignifiantes au lieu de regarder ce qu’il y a de positif autour de moi.

Tout être humain souhaite être heureux, faire ce qu’il aime, avoir des relations harmonieuses avec les autres, mais il est parfois ardu d’être parfaitement heureux à travers les obstacles que nous envoie la vie.  La quête du bonheur est un sujet qui m’interpelle énormément, car je suis une personne rêveuse, qui a plein de projets à réaliser et qui poursuit incessamment cettte recherche d’une vie meilleure. Le titre de ce roman :  Ta deuxième vie commence quand tu comprends que tu n’en as qu’une est très intriguant.  Il illustre très bien cette recherche de bonheur, ce côté précieux de la vie, de laquelle il faut profiter. En voyant cette jolie couverture, je voulais absolument savoir de quelle façon l’héroine du récit allait réussir à trouver ce bonheur, de quelle façon sa vie allait changer et être transformée. Je dois dire que ce roman ne m’a pas déçu et qu’il a constitué une magnifique brise en cette période estivale.

Il s’agit d’un guide de développement personnel en plus d’un roman. Claude, routinologue ou coach de vie prodigue de nombreux conseils  à Camille, la protagoniste principale du récit,  afin de l’aider dans sa quête de bonheur. Il lui fait vivre toutes sortes d’expériences comme un tour en montgolfière ou manger dans le noir total dans un restaurant. J’ai trouvé l’idée géniale de mélanger fiction et développement personnel. J’ai beaucoup apprécié le fait que Claude ne suggère pas à Camille de tout quitter, de complètement changer de vie, comme le fait l’héroïne du  roman Mange, Prie, aime. Par exemple, Camille est malheureuse dans sa relation avec son conjoint et Claude aurait pu lui conseiller de rompre avec lui, mais au lieu de ça, il lui montre la manière de mieux communiquer avec son amoureux et de créer un peu de magie dans le couple. Également, Camille a de la difficulté avec son fils, un adolescent qu’elle a peine à comprendre et Claude aide Camille à entrer dans le monde de son fils et à avoir du plaisir avec lui.

Dans Ta deuxième vie commence quand tu comprends que tu n’en as qu’une, tous les conseils prodigués sont faciles à appliquer au quotidien. Je crois que tout le monde peut retirer quelque chose de ce roman pour améliorer sa propre vie. Ce livre donne envie de sortir du marasme du quotidien, de la routine, pour essayer de nouvelles expériences et appréhender le monde d’une manière différente. C’est d’ailleurs ce que j’ai retenu du roman, que notre manière d’appréhender le monde influence notre quotidien. Si je vois la pluie comme un obstacle, elle sera un obstacle, tandis que si je la transforme en jeu, elle deviendra plaisir. Tout est dans la manière de percevoir les choses et c’est moi seule qui ait le pouvoir de changer cette perception. Je suis sortie de ma lecture avec un sentiment de bien-être.

Quelques citations :

« Faire ce que tu aimes, c’est la liberté; aimer ce que tu fais, c’est le bonheur. »

« Vous n’imaginez pas le nombre d’analphabètes du bonheur ! Sans parler de l’illettrisme émotionnel ! Un véritable fléau… Ne pensez-vous pas qu’il n’y ait rien de pire que cette impression de passer à côté de sa vie faute d’avoir eu le courage de la modeler à l’image de ses désirs, faute d’être resté fidèle à ses valeurs profondes, à l’enfant qu’on était, à ses rêves ?… La capacité au bonheur se travaille, se muscle jour après jour. Il suffit de revoir son système de valeurs, de rééduquer le regard qu’on porte sur la vie et les évènements.»

« Le plus grave, ce n’est pas d’échouer. C’est de ne pas avoir essayé. De toute façon, on ne peut jamais se prémunir des éventuelles souffrances car elles font partie de la vie. Vouloir y échapper est impossible. La vie est faite de pain noir et de pain blanc. Chacun doit l’accepter comme part entière des règles du jeu de l’existence ! Résister à cette réalité ne fait que renforcer le mal-être. C’est pourquoi les sages apprennent à agir sur ce sur quoi ils ont prise, non sur le cours extérieur des évènements mais sur la façon de les appréhender.»

« En développant l’altruisme, l’amour, la tendresse et la compassion, on réduit la haine, le désir ou l’orgueil. »